Personne n’y a encore pensé et pourtant c’est tellement simple que je m’étonne. L’homme est trop imbu de sa supériorité intellectuelle sur le monde du vivant pour le comprendre.
Je me base sur mon expérience depuis mon enfance, sur Descartes Accrochez vous ! Vous aurez aussi la chance inouie de connaitre le dernier poème de Taisen Deshimaru que j’ai connu et qui m’a introduit dans le bouddhisme zen. Respect envers mon maitre tibétain Pawo Rimpoche que j’ai connu un peu avant. Je suis en ce moment à Nehnang Samten Choling où il est resté de nombreuses années au point d’imprégner de sérénité et de sagesse toute la région.

J’ai préparé cet article en pensant à mon fils Gilles qui est mort très exactement il y a 11 ans, c’est l’anniversaire de la date de sa mort aujourd’hui, il est donc là avec moi pour vous saluer tous, mes amis et les nombreux amis qu’il a laissés.
Cet Ami, qui nous veut que du bien… c’est le sous titre de l’article que j’ai préparé il y a quelques jours quand je vous ai annoncé mon retour. (Je pensais à l’Ego bien entendu)
Il est en nous, depuis que du haut de notre chaise de bébé, nous avons jeté nos premiers objets par terre. C’était rigolo de les voir s’écraser avec un bruit sourd, et on a fait la même chose avec la nourriture en l’envoyant balader, ou en crachant sur le visage déconfit de notre mère.
C’est aussi cet ami, qui nous a conseillé de pleurer très fort quand ça n’allait plus… ou de nous réfugier dans les jupes de notre mère, la seule capable de nous apaiser. Moi j’étais cet enfant pleurnichard, ce petit dernier gâté par sa maman, mais quelque peu contrarié par son frère dominateur.
Je passe sur cette petite enfance qui, pour moi était un havre de douceur et d’amour malgré toutes ces pleurs.
À sept ans, cet ami, que je vais appeler Ernest m’a regardé d’un point plus élevé car ma sœur aînée m’avait offert pour mon anniversaire un réveil matin en me disant que j’avais atteint l’âge de raison.
D’un seul coup Ernest me soufflait à l’oreille que j’allais bientôt, être un grand… C’est peut-être vers cet âge-là ou un petit peu plus tard qu’il y a eu une grave explosion de gaz à Luxeuil les bains, tout un immeuble a été détruit dans la rue principale et le gazier a été retrouvé mort dans l’éboulement.
J’ai eu alors pour la première fois cette intuition au milieu des gravats parsemés dans la rue. Je devais avoir une dizaine d’années : dans la vie, les gens n’existent que parce que je les regarde. Je vais me retourner très rapidement pour voir s’ils sont tous figés quand je ne les regarde pas.
C’était encore lui Ernest qui m’avait parlé intérieurement !
Ça rejoint aujourd’hui la physique quantique :
Wikipedia : En mécanique quantique, l’intrication quantique, ou enchevêtrement quantique, est un phénomène dans lequel deux particules (ou groupes de particules) forment un système lié et présentent des états quantiques dépendant l’un de l’autre quelle que soit la distance qui les sépare. Un tel état est dit « intriqué » ou « enchevêtré », parce qu’il existe des corrélations entre les propriétés physiques observées de ces particules distinctes. En effet, le théorème de Bell démontre que l’intrication donne lieu à des actions non locales. Ainsi, deux objets intriqués O1 et O2 ne sont pas indépendants même séparés par une grande distance, et il faut considérer {O1+O2} comme un système unique.
L’intrication quantique est un phénomène fondamental de la mécanique quantique. Seul l’état global du système est défini. L’intrication quantique révèle que l’univers à l’échelle microscopique est profondément interconnecté, défiant nos intuitions classiques sur la séparation des objets et la localité, tout en ouvrant la voie à des technologies révolutionnaires dans le domaine de l’information : c’est l’observateur qui crée l’évènement. O1 n’apparait qu’au moment où on l’observe ; alors même à une grande distance on sait que O2 est dans l’état opposé.
Ça rejoint aussi Descartes : moi je pense, moi j’existe (mieux que le « je pense donc je suis » qui est réducteur). Il n’y a que moi pour attester dans l’instant présent mon existence ici.
Le temps de la vie c’est qu’on n’a pas le temps. On ne vit tout qu’une seule fois. On est toujours en plein au milieu de l’action en cours.
Puisque c’est l’observateur qui crée l’évènement, je n’existe que parce que je suis centré sur moi-même.
Si j’arrive par la méditation ou d’autres moyens à me sortir de moi-même, alors je n’existe plus… l’observateur a tourné le dos. il faut définir l’état global du système :
Je suis à l’extérieur de moi-même et en même temps je suis moi-même. Il y a intrication quantique.
C’est ce qu’on appelle le voyage astral qui exalte la force de l’amour intérieur dans la matrice de l’Ether et des mondes subtiles… c’est d’abord l’amour de soi la reconnaissance de soi et l’abandon de soi en même temps. Il se nourrit de l’amour de la Vie, de la Terre et des êtres infimes qui la peuplent. Nous sommes tous liés par la matrice Universelle au niveau microscopique.
Ernst Mach a fait un dessin significatif qui m’a interpellé il y a longtemps…

Le dessin d’Ernst Mach est un autoportrait où il apparaît allongé sur le dos, sans tête visible, ce qui symbolise la disparition du sujet et l’ouverture vers un espace conscient, influençant la réflexion sur l’identité et la perception.
Ernest dans mon autobiographie c’est lui, c’est mon ami qui me regarde et ne me veut que du bien. C’est moi-même :
c’est mon Ego.
Au moment ultime il ne restera que lui pour m’aider à franchir le fleuve. L’au-delà du par delà…
Ce moment ultime qui se dissout dans une goutte de rosée matinale….Ce fut le poème ultime de Taisen Deshimaru mon maître zen ; son dernier jour de vie il a écrit ce poème évoquant la beauté éphémère et précieuse des gouttes de rosée au lever du jour. Il décrit ces gouttes comme des joyaux délicats, scintillant sur les pétales de fleurs, symboles de la fragilité et de la splendeur de chaque instant. Le poème invite à la contemplation de cette beauté fugace, à reconnaître la valeur de l’éphémère dans la vie et à vivre pleinement chaque moment, comme ces gouttes qui brillent brièvement avant de disparaître.
Dans son cahier sur lequel il préparait ses kusen* (voir dans le glossaire) à la toute dernière page,
la veille de sa mort il écrivait :
Attendant le soleil matinal,
Oh ! les gouttes de rosée sur une herbe,
comme elles ont la vie courte.
S’il vous plait ne partez pas aussi vite.
Oh ! le vent d’automne dans les champs.
Oh ! notre vie avec quoi peut on la comparer ?…
Espoir de voir encore cela
au prochain automne,..
mais pourquoi cette nuit,
par cette lune,
ne puis-je dormir calmement ?
Je t’embrasse Gilles et tous tes amis et je te dédie cet article.
© Daniel Bukō La pierre de Jade 26 août 2025
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Et oui déjà 11 ans …
J’ai gardé mon agenda papier de cette année là, cela me permet de me rendre compte à quel point c’est loin et proche à la fois.
Le temps est élastique n’est-ce pas ?
Pour continuer sur l’énergie quantique il existe une relation d’incertitude entre l’énergie et le temps. Elle signifie que plus l’énergie d’un système est définie avec précision, moins le temps associé à un état est déterminé, et inversement. On peut alors en suggérer que le temps n’est pas fixe, mais dépend de la façon dont l’énergie est observée. On pourrait dire qu’il “s’étire” ou se “contracte” en fonction de l’incertitude énergétique.
2014 c’est à la fois hier quand on re pense aux voyages et en même temps si loin vue que je suis plus vieux que lui maintenant …
Je n’ai pas bien compris. Je suis résté à E= mc2 qui relie l’énergie au carré de la vitesse de la lumière, le temps étant ainsi inversement proportionnel à la racine carré de l’énergie…ce qui signifie selon la relativité d’Einstein que le temps devient la 4è dimension et ralentit quand on s’approche de la vitesse devient la lumière…
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