La patience est une qualité universelle que l’on doit rechercher en premier quelques soient ses convictions religieuses, philosophiques ou politiques. Nous avons vu dans l ‘effort juste que les vertus prônées par le bouddhisme pour arriver à cet effort juste sont la volonté, la patience et la persévérance.
Ca fait très longtemps que je travaille sur la patience. Dans une file d’attente par exemple, je reste calme et je patiente tranquillement. Je regarde les autres. J’aime avoir ce regard curieux sur ces autres qui sont plus importants que moi . Ils ont souvent les yeux rivés sur le guichet censé leur donner le papier qu’ils attendent. Dans une salle d’attente je suis plus discret, je fais un sudoku sur mon Iphone™ , je m’isole totalement dans une bulle protectrice. J’ai remarqué qu’en faisant ainsi le vide en soi, les autres deviennent plus calmes. La patience est communicative, un esprit calme apaise son entourage, c’est évident.
Quels sont les facteurs de l’impatience ? Ce sont l’émotivité et la primarité me dit le dictionnaire. M André Le Gall (éditeur PUF) explique les éléments fondamentaux du caractère chez l’enfant : ceux qui ont de plus de mal à dominer leur impatience sont les nerveux et les actifs exubérants.
La patience n’est apparemment pas le contraire de l’impatience car la définition du dictionnaire donne autre chose ! La patience serait une vertu qui consiste à endurer avec constance et résignation les vicissitudes, les malheurs.
Cultiver la patience est une priorité absolue. Avant même d’aborder le bouddhisme et l’octuple sentier. Revenons sur nous-même et observons comment nous abordons cette journée. Ce n’est pas acceptable de passer une vie à courir. On peut commencer par réciter un voeu intime.
Je vais me centrer sur moi-même, je vais agir avec pondération pour équilibrer les forces en opposition et faire de cette journée un acte de charité et je ferai don de ma patience.
Faire le lien avec vous-même, à un moment précis tôt le matin et le répéter, est le premier pas sur la voie de la patience. Rome ne s’est pas fait en un jour prenez le temps d’être avant de vouloir être, de vouloir posséder, de vouloir aimer, de vouloir plaire, de vouloir dominer qui que ce soit, quoi que ce soit.
Si vous avez trop d’idées, trop de choses à réaliser dans cette vie, ne perdez pas patience vous pouvez les réaliser toutes, les unes après les autres ou toutes en même temps selon votre méthode, qu’importe ! On n’est pas contraint de rechercher toujours une méthode pour agir, une méthode pour penser, une méthode pour parler, etc. Ce n’est pas utile d’avoir sa checklist prête répondre à toutes les situations, même si c’est la mode. Pas besoin de penses-bêtes, votre mémoire n’est pas percée de trous, enfin je l’espère !
En cultivant la patience vous apprenez principalement à vous faire confiance. Vous êtes tel que vous êtes. Quelques soient vos défauts, vos empêchements vous êtes unique, extraordinaire, inattendu, surprenant, amusant ,désinvolte, léger, amoureux de la vie.. . Il n’y a rien à vous reprocher. Vous êtes dignes de la plus haute estime, simplement parce que vous vous respectez vous-même. Si vous vous respectez vous-même, les autres vous respecterons. La confiance en soi d’abord, la patience ensuite pourquoi ? Qui peut prétendre n’avoir jamais perdu patience ? La patience est un travail de longue haleine qui ne s’entreprend que dans un climat calme et apaisé. Recherchez ce calme en toute circonstance et la patience, comme une bonne tasse de thé, infusera en vous.
Prenez confiance en vous et observez vous. Accordez -vous une marche de progrès. Moi je travaille sur la patience encore et encore, non je n’ai pas fini de travailler sur la patience !
Retrouver l’article à l’origine de ce kusen <ICI>
