Recharger ses batteries

Comment ça marche ? C’est un peu magique, non ? Après avoir écrit ces idées noires elles m’ont quitté comme un jet de sarbacane…pffft !!! Envolées…J’ai retrouvé le goût des choses, la soif de la connaissance, la claire lumière me guide de nouveau. Alors comment ça marche ? Comment fait-on pour recharger ses batteries d’un coup, juste en les branchant -> niveau immédiat 100 % ! Et aussitôt on sait, on le sent que ce plein va durer… cela n’a rien de cyclothymique, rien à voir avec cette faiblesse psychologique que l’on nomme bipolarité, ou quand l’apathie conduit à l’isolement, à la dépersonnalisation le terme médical est schizophrénie…Le délire hallucinatoire prend le dessus, le recours à une médecine devient nécéssaire. (voir le site https://www.vidal.fr/). Ce n’est pas cela dont je veux parler.

parenthèse : Je suis en train de lire « Un frère de David Thomas » offert par ma fille pour mon Noël car elle a compris que mon frère ainé (mort en 2008) a eu avec moi un comportement dominateur pendant mon jeune âge. Mais ce qui est décrit par David Thomas est la folie extrême de son frère schizophrène qui a connu l’asile plusieurs fois et je n’y retrouve pas mon frère du tout. Certes paranoïaque il avait aussi un contact chaleureux avec ses patients, son coeur était ouvert mais il en voulait au monde entier, il se sentait damné …D’où une attitude autoritaire sans aucune concession qui laissait en face de lui très peu de marge de manoeuvre autre que la révolte

Le doute peut m’envahir une journée ou deux mais il a ses aspects positifs… je cesse de me questionner sur le but, le chemin,…au fond de l’abîme je sais qu’il suffira d’atteindre ce fond pour qu’une petite poussée des deux pieds joints amorce ma remontée vers l’oxygène, la joie de vivre. Je me mets en position <pause> et me laisse gagner par l’effroi, l’absence, la solitude….Besoin de partir à pied, se fondre au milieu des gens, ou bien faire un tour en forêt, retrouver le contact simple est direct d’un arbre…Vider son esprit de toute culpabilité, suivre son chemin comme nous le suggère Ryokan.

Mon ami Ryokan (1758-1831) , moine zen poète-ermite adulé au Japon que je retrouve dans tellement de visages autour de moi dans la foule. Comment dire ? Son innocence m’enveloppe et me réchauffe. Je me drape le corps de ce manteau, une deuxième peau qui traverse les âges et me caresse comme une écharpe de soie… Une pensée vers tous les déshérités de ce monde que je ne peux oublier…

© La Pierre de Jade danielbukohoten.com


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