L’appel de la terre des Kogis

Que veut signifier la terre par ces tempêtes dévastant sans relâche les côtes du vieux continent  ? Une sorte de ras le bol sous forme de raz de marée ? Nos frères humains les Kogis le savent. Mamu Marco Barro l’un de leur sage dit ceci :

Tout est écrit dans la nature, et notamment la façon dont il convient de canaliser l’énergie entre la vie et la mort, pour éviter le chaos. C’est dans la nature que les lois et les règles qui régissent notre société prennent leurs racines… La loi kogi est cosmique, elle permet de maintenir l’équilibre du monde au service de la vie… La terre est en péril. Il y a une seule loi de la nature pour tous, nous nous essayons de garder l’équilibre chez nous dans la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie, mais vous que faîtes-vous de votre responsabilité ?… Aujourd’hui la nature est malade. Il y a beaucoup de pollutions, seul nous ne pouvons protéger la terre… Il n’est plus temps de parler mais d’agir » . Il n’y a pas un livre consacré à ce peuple qui ne répète la même chose. Les mamus ont pour mission l’équilibre du monde. Comment l’apprennent-ils ? Ils s’enferment dans le noir, mâchouillent des feuilles de coca. A ce régime là ( voir l’excellent film de Jan Kounen : Others worlds)  vos rétines se dilatent,  vos cols de chemises s’ouvrent, vous avez un besoin urgent de respirer le monde dans sa plus simple expression, la nature ! La nuit que se passe-t-il exactement dans nos esprits ? Mystère…Où sont nos mamus, où sont nos sages capables de comprendre le message subliminal de la nature ?

La nuit c’est la fraîcheur retrouvée (sous les tropiques). Les climatiseurs se taisent… 24 degré la température idéale. La nuit est un appel, une main que nous tend le cosmos. Ecoutez la terre, écoutez battre son cœur, elle s’essouffle, comprenez dans votre subconscient que le moindre geste de chacun d’entre vous pour la calmer est reçu avec soulagement.

La terre tourne sur elle-même, alternant jour et nuit, on sait ça. Mais que fait-elle d’autre cette terre ? Elle nous protège du soleil, qui plus est la nuit ! Elle vit, respire et s’abreuve de nos espoirs, de nos craintes.

Le Christ pour comprendre a eu besoin de s’isoler 40 jours dans le désert sans manger. Puis il a eu faim nous dit la Bible…(*). Le diable lui a proposé trois choses qu’il a refusé… transformer des pierres en pain (pour manger), se jeter dans le vide du haut du temple de Jerusalem, ou s’incliner devant le diable. 

La méditation n’est pas autre chose qu’une réponse magistrale à nos angoisses, les tempêtes de la terre. Elle nous met en contact avec le cosmos, la nature, par cette nature de Bouddha, source inépuisable. La terre nous porte, il faut la respecter. Sakyamuni, le bouddha historique, a touché de la main droite la terre, il l’a prise à témoin avant de parler aux hommes de son expérience et de sa symbiose avec le cosmos.

Aujourd’hui c’est la Terre qui nous touche et qui demande à nous parler. Saurons-nous l’entendre et y répondre collectivement ? On peut le croire. Les hommes commencent à s’organiser. Les architectes-bâtisseurs ouvrent un nouvel espace aux villes par des bâtiments autonomes en énergie, des jardins potagers en terrasse, des climatisations par ventilation et ruissellement d’eau. L’énergie du soleil est là, il suffit d’ouvrir ses mains et de la diriger. Ce n’est plus un mythe, on est capable techniquement de le faire.  Ce n’est plus qu’une question de mutation de société.

C’est le monde de demain qu’il faut mettre en avant. Chacun doit se tourner vers sa propre responsabilité envers la terre : manger moins, plutôt des légumes que de la viande ou du poisson, n’utiliser que ce qui est utile, donner ses vieux habits, vider ses placards, retrouver le goût du naturel dans chaque chose. 

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C’est le paradis sur terre qui nous attend. Question de prise de conscience.

Pour revenir une fois de plus à l’image du Titanic : malgré la faute manifeste du capitaine qui n’a pas su manœuvrer, le Titanic n’aurait pas coulé si le fer constituant les rivets avait été contrôlé plus rigoureusement. Le métal contenait des scories… à l’époque on le savait mais on a pris la décision de passer outre.

Aujourd’hui nous connaissons les scories de notre société, ne passons pas outre !

(*) A la fin d’un long jeûne on n’a pas faim…on se ré-alimente pour survivre.

 Consulter l’article sur les kogis  <La mémoire du monde : les Kogis>


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4 commentaires

  1. Bonjour,
    7 milliards d’hommes sur Terre, c’est bien plus qu’elle ne peut en supporter, surtout en voulant continuer à vivre comme si ses ressources étaient infinies.

    1. C’est vrai, c’est beaucoup et c’est le premier problème, non pas le nombre mais sa croissance. Aujourd’hui nous pourrions nourrir et loger ces 7 milliards d’hommes facilement, question d’organisation et de partage au delà des frontières géopolitiques. C’est inadmissible de continuer à vivre notre confort en sachant que des milliards d’hommes tentent de survivre avec moins de 2 dollars par jour, sans eau potable et sans nourriture. La mondialisation…

  2. Connaissant les effets potentiels de notre activité, j’espère que l’humanité saura agir en conséquence dans les prochaines années.

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