LE GOÛT DE LA PLUIE

LE VENT  A SOUFFLÉ

LA PLUIE A MOUILLÉ,

MON FILS EST PARTI, BALAYÉ.




JE SUIS LAS, DANS L'TROU

EPUISÉ tout D'UN COUP,

LE voilà le contrecoup.



LA PLUIE elle a ce goût

De terre rouge, de terre sauvage

Que l'on apprécie plus ou moins avec l'âge...




Je peux le sentir ce coup

Mais sa présence est ma souffrance,

et je souffre de l'absence






LA PLUIE A CE GOÛT

DE TERRE SAUVAGE,

QUE L'ON APPRÉCIE AVEC L'ÂGE.




ON A BEAU SE DIRE

NE PAS REGRETTER

J'AI BESOIN DE LE PORTER.




CA ME FAIT DU BIEN

LA OÙ ÇA FAIT MAL,

AU FOND C'EST TOUT À FAIT BANAL.




LA PLUIE A CE GOÛT

DE TERRE SAUVAGE,

QUE L'ON APPRÉCIE AVEC L'ÂGE.




CETTE TERRE CONTIENT

TANT DE LOURDS SANGLOTS

CHACUN DOIT PORTER SON LOT.




TANT ET TANT DÉJÀ,

DE CRIS À ENTENDRE,

POUR TRANSFORMER LE DUR EN TENDRE.




LA PLUIE A CE GOÛT

DE TERRE SAUVAGE,

QUE L'ON APPRÉCIE AVEC L'ÂGE.

16 septembre 2014 © Daniel Bukō

révisé  3 sept 2025


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2 commentaires

  1. Accepter la souffrance, il le faut. Ce n’est pas d’après moi un plaisir mais une nécessité. Tu as, tu le sais, la force de repousser ces émotions quand tu en as besoin. Et de les laisser venir quand tu le peux. Je vis tout cela comme toi.
    Et cette photo affichée chez moi a pris un autre sens pour moi aussi.
    Je t’embrasse.

    1. Merci Emilie
      Hier, avec le jeun en plus ça a été le coup de bambou ! J’ai voulu exprimer qu’au fond j’étais respectueux de le recevoir ce coup derrière les oreilles, qu’il est bien nécessaire et que ça fait finalement du bien.
      Tant de choses nous ramènent à lui…
      Bises

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