5 – Le zen des sages- les textes

Il n’ y a pas pas d’enseignement secret dans le zen. Il y a des textes anciens,  les sutras (avant Dōgen) et des textes actuels (à partir de Dōgen !)

Les sutras sont à la portée de tout le monde. Les textes actuels sont pour les pratiquants du zen, les sages.

Le Shodoka écrit par Yoka Daïshi est surement le texte le plus incompréhensible pour un non-pratiquant. Ce texte ne peut pas être compris sans pratique.  Il y a une expression en japonais pour dire ça : c’est « parler du zen à l’oreille d’un cheval ». Pourtant il est très simple mais un ignorant va le trouver complètement stupide, sans intérêt.

En lisant ce kusen vous pourrez juger par vous-même et vous flatter en le trouvant intelligent. La source de toute ignorance est dans l’auto-aveuglement, cette faculté que nous avons de nous tromper nous-même en permanence, pour nous prouver que nous sommes le meilleur. Si vous ne pratiquez pas la méditation ce texte est hermétique.

Si vous êtes bouddhistes et non pratiquant zen vous ne viendrez pas au zen en lisant ce texte. Vous n’y trouverez aucun sens. » Ils sont fous ces maîtres zen », voilà ce que vous allez vous dire.

Voici le texte :

la vraie nature de l’ignorance est la nature de Bouddha.

Le corps vide  de l’ignorance est le corps du dharma.

Kôdô Sawaki définit l’ignorance ainsi « c’est la non-compréhension, c’est la racine de toute confusion ». Alors comment Yoka Daïshi a-t-il pu affirmer que la racine de toute confusion est  de même nature que la nature de Bouddha ?

Si la nature de Bouddha, naturellement partie intime de tous les êtres est notre potentiel à transcender notre petit moi, comment peut-elle agir s’il n’y a pas de différence avec l’ignorance ?

Nature de Bouddha pas facile 

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