JE MOI et le SOI cosmique

Dôgen (1200-1253) écrit dans un chapitre du Shobogenzo qui s’appelle Uji (Uji signifie existence-temps):

Dans ce monde toute existence est le temps.
Nous ne pouvons jamais mesurer si les 12 heures sont courtes ou longues
Les traces du temps passé ou à venir sont claires, personne n’en doute.
Mais cela ne veut pas dire que quiconque sache ce qu’est le temps.

Ainsi il avait compris que le Soi est à la base de la connaissance et le temps une énigme.

 Sakyamuni le Bouddha historique nous permet de comprendre à quel point l’Ego façonne nos désirs et génère le trouble et la confusion en nous, cause de la souffrance.

Cette notion du temps façonne notre pensée. (cf. ce qu’en dit très justement l’Intelligence Artificielle chatAI Qu’est ce que la notion du temps apporte à l’homme ?). Dans l’article précédent Le temps est discontinu j’ai osé la formule intuitive qui remet en question le paradigme de la flèche du temps avec laquelle nous luttons pour vivre

Le temps est quantique… à la fois là dans l’instant et à la fois absent… c’est la conscience universelle qui pénètre dans notre pensée …

C’est ce que j’ai appelé la discontinuité du temps, discontinuité du temps-existence de Dôgen

Ce dessin en haut de la page que j’ai réalisé à l’instant (signé svp !) symbolise notre existence :

à l’extérieur la conscience cosmique,

un premier cercle bleu symbolise l’EGO, que nous nous efforçons d’effacer pendant zazen et aussi dans la vie de tous les jours. Dans nos relations avec les autres nous gardons un esprit ouvert libéré de notre volonté de domination, avec l’esprit de bienveillance du boddhisatva.

puis un deuxième cercle vert le JE qu’il est impossible de franchir en conscience éveillée. (cf. article Matrice Universelle et intrication quantique). René Descartes s’est posé la bonne question.

JE pense, moi j’existe dans cet espace temps : ici !

et au centre le SOI en relation avec la conscience cosmique. En kontin (*) on peut percevoir cette discontinuité par des images qui se succèdent et qui disparaissent dès qu’on s’en aperçoit. Certaines personnes sont capables de franchir cette porte du JE dans des voyages astraux à leur guise (à en croire Anne Givaudan) ou lors d’un traumatisme (sortie de corps OBE, Expérence de Mort Imminente, etc.).

En zazen nous pouvons sentir que la Matrice universelle, la conscience cosmique le Dharma du Bouddha est là. Il joue au chat et à la souris avec notre pensée…notre état de veille.

Dans un reflet invisible s’ouvre l’esprit clair, il nous caresse le front, rafraîchissante caresse.

Ciel bleu sans nuage, océan sans la moindre vague. (Setcho CHIKAN)

PS : Merci à Vincent Keisen Vuillemin pour son livre de vulgarisation "Zen et physique quantique" que je dévore actuellement...et  qui m'a permis de retrouver Dôgen sur cette question. Immense Dôgen dont j'ai visité le temple contenant ces cendres à Eihei Ji.

© La Pierre de Jade danielbokohoten.com

(*) voir le glossaire


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4 commentaires

  1. Toutes les fois tu parles de chatAi tu parles de Claude ? Chat gpt ? Ou un autre ? Connais pas de chatAi

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