La vacuité chère au bouddhisme

Dès qu’on aborde ce thème dans le bouddhisme, qu’il soit tibétain ou zen, on regarde le plafond, on sait que c’est une compréhension fondamentale, qu’il ne faut pas passer à côté, on est saisi d’effroi. On se fige.

Les phénomènes sont vides c’est la réalité. Ce n’est pas si dure à comprendre. Le microcosme est insondable. La lumière n’est pas seulement un train de photos, elle est aussi ondulatoire. Fresnel a montré qu’à travers une fente verticale elle forme des interférences repérables en projection sur un mur. On a besoin de ce deux théories pour qualifier la lumière selon le problème étudié.

La vacuité c’est encore au delà du microcosme et du vide de la matière qu’il faut chercher. Elle est partie intégrante de l’impermanence ou plus précisément du perpétuel changement dans l’instant présent. Ce n’est pas le vide mais l’arrêt de la pensée, l’extinction de l’observateur. En physique quantique le phénomène n’apparait que lorsqu’on l’observe (*). Plus d’observateur plus de phénomène observé.

La vacuité ne peut être observée, quand on s’en approche le concept se solidifie et on en perd la quintessence.

Dommage car comprendre la vacuité c’est l’élément indispensable de la boddhicita, l’esprit d’éveil, l’ouverture vers les autres, qui va développer l’amour bienveillant et la compassion.

Le fond du temps présent en perpétuel changement est vacuité, inutile d’essayer de le saisir c’est impossible. Comprendre cela c’est faire un grand pas vers la sagesse ultime, celle des Bouddhas.

©daniel Bukohoten la Pierre de Jade 8 sept 2025

(*) voir l’article la matrice Universelle et intrication quantique


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