Bodhisattva : bouddha vivant . Dans le bouddhisme on peut prendre les voeux de bodhisattva durant cette vie. Pour cela il faut recevoir une ordination qui peut être publique. Le Dalaï Lama le fait régulièrement. Pour le zen il faut se renseigner à l’AZI et faire par exemple un camp d’été à la Gendronnière (à Blois) et la recevoir d’un maître reconnu. Le bodhisattva renonce à quitter le monde des illusions. Il souhaite rester dans le cycle des renaissances pour aider tous les êtres dans cette vie et dans une prochaine vien! Ensuite on peut devenir moine zen dans le zen Sôtô relié à l’AZI ou plus généralement à maître Deshimaru par une cérémonie du même genre. Le moine (qui est déjà bodhisattva) s’engage à pratiquer zazen tous les jours. Idem avec les tibétains qui à l’occasion d’enseignements publics peuvent réserver une demi journée aux prise de refuges et au voetvau de Biddhisat
Consciences : Elle est sont conceptuelles et quand il y a interprétation, verbalisation, rationalisation c’est le cerveau gauche où siège le langage, où règne un Ego stable et unique. On a besoin de cette stabilité et de cette unicité pour fonder notre personnalité, notre morale, notre conscience. Le cerveau droit est le siège de l’innovation et de l’art ; l’hippocampe est celui de l’intuition, de la conscience primitive (conscience alaya). voir l’article « au delà du par delà sur ce blogue »
Dharma : enseignement du Bouddha et plus généralement toutes les lois de l’Univers découvertes ou à découvrir.
DESHIMARU (Mokudo Taisen) a été dénommé « le Bodhidharma des temps modernes » à cause de sa forte personnalité, de sa pratique du zen et de sa mission qui a été d’implanter le zen en Europe. Né le 20 novembre 1914, il a rencontré Kodo Sawaki à l’âge de 18 ans. Il est arrivé à Paris 1967 seul et sans argent, sans connaître le français. Il avait réussi à obtenir une invitation d’un groupe macrobiotique et vivait dans l’arrière pièce d’un magasin d’alimentation diététique, pratiquant zazen chaque jour et gagnant sa vie en faisant des massages. Il a ouvert son premier dojo dans le 14ème arrondissement de Paris en 1972. En 1980, il fonda le temple de la Gendronnière dans la vallée de la Loire en France, qui est devenu le centre de sa mission et le lieu de rencontre de ses disciples. Il est décédé le 30 avril 1982. (voir zen-road.org)
Duhkha : la souffrance inhérente à la vie sur Terre (maladie, vieillesse, mort et toutes les souffrances de l’esprit : regrets, désespoir, conditionnement, attachements)
l’Ego : il veut toujours tout ramener à lui, toujours paraître le plus intelligent, beau, compatissant… On cherche à abandonner ses pensées égoistes. Avez-vous remarqué qu’il y a toujours un fil conducteur, une pensée en amène une autre. Dans la vie active vous pouvez aussi repérer ce fil conducteur. Qu’est-ce qui vous a amené à penser cela juste maintenant ? Ces associations de pensées illusoires sont souvent provoquées par des craintes, des convoitises, des recherches de pouvoir de domination sur les autres, des envies de plaire,etc… tout le fond de commerce de L’Ego ! Stoppez ces craintes et le silence va apparaître, l’apaisement qui vous recharge tant.
Engaku : parvenu à l’éveil par soi- même. En signifie rond, Gaku signifie étudier
Entropie : L’entropie est en thermodynamique une mesure de l’incertitude ou du désordre dans un système quantifiant le nombre de configurations possibles que le système peut adopter en se dégradant…En cosmologie elle est associée à la notion du temps et de l’évolution de l’Univers. Elle soulève la question sur la direction du temps et le concept de « mort thermique » où l’univers atteindrait un état d’équilibre avec une entropie maximale.
Gassho : les mains jointes en prière (comme chez les catholiques par exemple).Le haut des doigts arrive en dessous du menton, les avants bras sont légèrement inclinés vers le haut. Le buste et les mains s’incline vers l’avant en signe de respect. Gandhi a dit ce que signifie ce geste à Einstein lors d’une visite : Namaste en indien signifie j’honore l’endroit dans lequel tu es et l’univers tout entier . J’honore le lieu en toi de la lumière, de l’amour, de la vérité, de la paix et de la sagesse .
Godo : celui qui dirige le zazen. Il fait face aux autres généralement assis sur une petite estrade légèrement surélevée. Il dit le kusen durant la deuxième demi-heure de méditation.
Hinayana : courant conservateur du bouddhisme baptisé par erreur « petit véhicule » par opposition au « grand véhicule » du Mahayana (courants du zen, bouddhisme tibétain, …). On le trouve au Loas, Cambodge, Thaïlande, Birmanie parfaitement intégré à la population. Les moines mendient leur nourriture tous les matins et les villageois font leur geste de leur porter à manger en parfaite harmonie communautaire.
Hishiryo : état de conscience pendant zazen. Dôgen nous dit que c’est la pensée dans la non-pensée…penser du tréfonds de la non-pensée, ne pas penser du tréfonds de la pensée. La réponse à sanran et kontin.
Ignorance : C’est un terme bouddhiste pour dire qu’on ne connait pas la première Noble Vérité du Bouddha qui dit que la vie est souffrance .
I shin den shin : de mon esprit à ton esprit. Dans le Zen la communication de maître à disciple peut se passer de mot, le maître peut attendre directement l’esprit du disciple.
Kalpa : On nomme kalpa l’ensemble des quatre périodes pendant lesquelles un univers se forme, demeure, se détruit et reste vide. Quand un parfait bouddha vient dans le monde, on parle de kalpa lumineux. Sinon il s’agit d’un kalpa obscur. 4,32 milliards d’années selon wikipédia !!
Karma: le karma c’est l’enchaînement, une cause -> un effet. Un effet -> une cause. Nos actes (actions, paroles et aussi pensées) sont générateurs de conséquences pour soi et pour les autres, et donc générés par nos actes passés qui ont été des causes. Il y a aussi un karma collectif. voir l’explication détaillée dans l’article « la loi du karma dans le monde d’aujourd’hui. ».
Kesa : c’est l’habit du moine. Il y a le petit kesa: le rakusu plus pratique pour la vie courante porté sur la poitrine, et le grand kesa qui est attaché sur l’épaule gauche et reveint sous la manche droite du kolomo. Ce vêtement est donné lors d’une ordination.
Kin-Hin : marche méditative très lente à la fin du premier zazen 5-10mn.
Koan : c’est une histoire zen énigmatique. Elle interpelle pour déclencher le satori. Utilisé dans le zen Rinzaï.
Kolomo : robe noire du moine zen
Kontin : assoupissement, somnolence de l’esprit en zazen, en opposition à sanran
Kusen : enseignement donné par celui qui dirige (le godo) en zazen, sans perturber la méditation des disciples. Souvent après le kin-hin dans la seconde période méditative.
Kyosaku : Baton zen utilisé pendant zazen pour frapper le disciple à sa demande sur les deux épaules . Il a une vertue tonifiante et calmante. On peut aussi le demander pour nettoyer son karma ou tout simplement pour stimuler les autres.
Moku sho : la lumière silencieuse nous enseigne Etienne Mokusho Zeisler
Mondo : Séance de questions réponses entre le godo et les disciples. Le disciple s’avance, s’assoit devant le mêitre et pose sa question. En général le godo tient une sorte de sceptre de bois poli, cambré comme une colonne vertébrale recourbé qui lui donne le droit de répondre pour le Bouddha…
la mort : voir l’article « au delà du par delà sur ce blogue »
Mushotoku : la pratique de zazen nécessite un esprit libre, littéralement sans but ,ni idée de profit. Mokudo Taisen Deshimaru a insisté sur cet aspect du zen, qu’il a transmis à tous ses disciples. Il disait très souvent » quand vous venez pratiquer zazen vous vous installez dans votre cercueil.
NDE (near death expérience) expérience de mort imminente EMI en français
Paramitas : les nobles qualités à développer. Elles sotn au nombre de 6 : patience, générosité ,éthique, effort , méditation et sagesse.
Rakusu : le petit kesa du bodhissatva
Rinzaï : la branche du zen qui diffère du zen soto en méditant dos au mur et en pratiquant le koan. Encore très active de nos jours dans le monde entier.
Sampaï : prosternation accroupie devant un autel ou un maître
Samsara : cycle des renaissances après la mort. De réincarnations en réincarnations nous errons dans ces six mondes avant d’atteindre le Nirvana du Bouddha
Samu : durant les sesshins il est bien de participer à la vie collective et de travailler l’après midi à couper du bois, peler des légumes, nettoyer les toilettes…
Sangha : assemblée des moines et des disciples pratiquant le zen et par extension tous les bouddhistes suivant le dharma
Sanran : excitation, énervement de l’esprit en zazen en opposition à Kontin
Satori : L’illumination qui est réduit selon Taisen Deshimaru volontairement à » s’éveiller à la Vérité cosmique ». C’est un état naturel pour le moine zen soto qu’il ne faut pas rechercher pour soi-même comme dans le Hinayana.
samadhi : terme indien désignant la tranquillité totale de l’esprit. Et une fois que vous avez atteint cet état, la voie à la sagesse s’ouvre…
Sensei 先生: le maître en japonais, littéralement celui qui conduit les autres, qui est devant.
Sesshin : En général deux jours et demi de vie collective dans un camp. On y fait 4 à 5 heures de zazen par jour entrecoupées de conférences, mondos et travail manuel (samu). On peut apprendre à coudre son kesa, ou son rakusu.
Shiho : certificat de transmission du dharma remis par le maître à un disciple qui assurera la transmission du dharma après sa mort. Kojun Kishigami à propos du shiho : « Le shiho est une chose qui est transmise de maître à disciple, pour que le disciple continue à enseigner quand le maître quitte cette terre. Le disciple fait la demande, et quand le maître sent que le disciple est prêt, il lui remet le shiho. Cette transmission a lieu entre deux moines zen, deux individus; cela n’a rien à voir avec l’intervention d’une quelconque structure ou organisation. À ma connaissance, Kodo Sawaki ordonna de nombreux moines ; cinq d’entre eux reçurent le shiho. ». Deshimaru a transmis le Shiho à aucun de ses disciples de son vivant.
Shikantaza : simplement s’asseoir, en zazen bien sûr !
Shomon : ’état de shomon, shravaka. Dans cet état, on pense avoir le satori. Mais en fait, c’est un état où on comprend tout le zen, toute la philosophie, mais de manière dogmatique. On pense : « Je comprends ku, je comprends la vacuité, je comprends l’esprit de Bouddha, je comprends les soutras, j’ai le satori. » Mais ce n’est qu’une compréhension intellectuelle. Une connaissance pour en discuter. De la philosophie. On a l’impression d’être un Bouddha, mais c’est faux. Ça n’est pas encore le vrai satori.
Skandha : les 5 agrégats constituant l’individu la forme corporelle, la sensation, la perception, la formation mentale et la prise de conscience active .
Soto zen : notre branche du zen, celle apportée par Deshimaru
tangaryō : période de pratique de zazen continue de plusieurs jours avant qu’un moine puisse intégrer un monastère zen encore pratiqué au ZCLA ( Zen Mountain Center en Californie)
Virya : l’effort juste, le courage, la persévérance, l’énergie 4è paramita
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