Une histoire (imaginaire) drôle pour ne pas plomber l’ambiance ! Toute ressemblance avec des personnes existantes n’est que pure coïncidence, à part le grand DBKHT bien entendu.
QUESTION
Il est un temps où l’île de la Réunion est devenu complètement bouddhiste. Les dojos zen fleurissent. Chaque dojo est dirigé par un godo qui a son propre feeling. Tous vivent harmonieusement et se voient régulièrement. Ils échangent leurs points de vue et deux fois par an une grande sesshin est organisée à Bélouve. Tout le monde va à pied. Les plus téméraires utilisent une vieille machine d’autrefois. Certains préfèrent le mulet parce qu’il est très intelligent et connait le chemin par coeur. Au fond la plupart préfère aller à pied, personne n’est pressé, et tous économisent les dernières ressources disponibles ! Il leur reste quelques images du monde passé, et le mythe de la genèse du zen sur l’île est encore bien présent. Durant chaque sesshin on leur raconte pour ne pas qu’il s’efface des mémoires mais nous y viendrons plus tard… Chaque année à chaque sesshin se pose la question de savoir quel godo va diriger la sesshin et dire les Kusen. Comment font-ils pour le désigner ? Ils ne tirent pas à la courte-paille, ne le désignent pas à pile ou face. Alors comment font-ils ?
Dans le Livre sacré de la genèse du mythe du zen à la Réunion est affirmé un dogme. « Pas de différence entre un idiot et Bouddha »
Dans ce Livre il est fait état d’un grand moine nommé dBKHT qui avait créé un blog complètement surréaliste dans lequel il soulevait plein de questions auxquelles il n’avait aucune réponse. Ce grand moine tout comme Ryokan avait passé la fin de sa vie avec une jeune nonne dévouée. Malheureusement elle ne pouvait rien contre la perte inexorable de sa mémoire. Il devenait profondément abruti, mais aussi un peu méchant et très hargneux. D’aucun prétende que c’est un cent-pattes qui l’aurait piqué en ouvrant un vieux carton de boîte à chaussures vide …A ce moment là il a eu le SATORI. Sur son blog il s’en est pris immédiatement à tous les autres valeureux pratiquants de l’époque. Ils les a copieusement insultés depuis son piedestal de Bouddha, en les nommant un par un. Seulement voilà, l’histoire a pris son délire pour la Réalité et le mythe est né ainsi. Il est devenu très vite le prophète, celui qu’on écoutait religieusement pendant des heures. ..et qui récitait le chant « l’Ekô des patriarches » pour les réunions solennelles, en nommant tous les moines de la Réunion un par an pour ne pas faire de jaloux…, Mais le challenge finit par lui devenir impossible car il perdait complètement la boule.
Le grand moine DBKHT est devenu un mythe dont le nom reste énigmatique et difficile à prononcer « Dubikachite alias Debirukihito alias Dubikushitaï « . Chacun essaye à sa façon de trouver la prononciation initiale la plus japonisante possible afin d’obtenir les faveurs du Bouddha céleste.
Chaque fois on se remémore les fondements de la vérité sous-jacente : il vaut mieux être idiot que Bouddha, …si vous vous prenez pour le Bouddha, tant pis pour vous, vous serez banni !
Comme c’est très facile de jouer l’idiot, ils n’ont plus de mal pour trouver celui qui dirigera la sesshin et dira les kusens les plus intelligents jamais entendus.
En l’honneur du prophète qu’ils vénèrent toujours plus, ils récitent son nom par saccades de 3, puis de 5 et de 7 pour finir ! C’est très mélodieux et tout le monde est content ! C’est un bel Ekô transcendantal qui les transporte d’allégresse avant de quitter la forêt de Bélouve, et de redescendre apaisé le cirque de Salazie, à dos d’âne.
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© La pierre de Jade DBKHT
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