Ryokan que j’adule tant, moine japonais (1758-1831) aimé par la totalité des japonais pour sa simplicité son refus de tous les honneurs, sa douceur légendaire, ermite un peu simplet qui fit brûler sa hutte par mégarde en voulant laisser la place aux pousses de bambous qui germaient sous ses pieds avec une bougie dans son toit de chaume…qui d’autres que lui aurait pu calligraphier ce sublime poème ? La preuve de son éveil.
La vie en ce monde à quoi la comparer ?
A un écho qui se propage et se perd dans le vide.
Cette citation tiré de l’excellent livre du moine zen Vincent Keisen Vuillemin dans son livre Zen et physique quantique au chapitre qui essaie de décrire Shunyata la vacuité.
Lorsque l'Univers s'est refroidi pour donner lieu à la matière un rayonnement a subsisté, un rayonnement fossile d'une température proche du zéro absolu... il remplit tout l'espace disponible de notre Univers comme une grande mémoire. Chacun de nous en perçoit l'écho à l'intérieur de soi... l'écho de son désir profond de sacré, de spirituel, d'absolu, de compassion, comme un Univers enfoui au plus profond de nous, comme la Vie elle même au delà de notre propre existence.
SI l’Univers a un écho très lointain à 32 milliards d’années lumières (cf. mon article https://danielbukohoten.com/2025/10/12/la-premiere-nuit-de-lunivers/) avec la plus lointaine galaxie GN-z11 découverte à ce jour il a nécessairement une fin (selon le principe premier du bouddhisme l’impermanence). Des kalpas de néant se substituent aux kalpas de matière c’est une évidence cosmologique énoncée par le bouddha historique Shakyamuni il y a 2500 ans.
Donc si cet univers cosmique a une fin on doit la percevoir aujourd’hui, comme on perçoit le rayonnement fossile décrit par la science actuelle, on doit percevoir son arrêt, sa fin. D’où ce poème, je vous en laisse la primeure (pour me faire pardonner de ne plus rien avoir publier en 2026 !)
La mort, notre propre mort, est déjà en nous
Elle est l’ombre de la fin des temps, du néant au delà du par delà
Plus de 32 milliards d’années, un kalpa ou deux ?! Elle se matérialise en ce monde ignoble par le feu, les guerres sans fins…Les querelles mesquines que l’on entretient autour de soi…
Et en soi cette ombre est notre toile de fonds
La mort inéluctable nous permet de comprendre qu’il est temps d’avoir confiance en ce qu’on fait, de ne rien renier et d’aimer ce monde qui nous apporte la joie et nos frères humains (qui après nous vivez(*) !) qui sont tout comme nous avec les même cartes pour comprendre cette vie, la Vie !
Il n’y a pas d’alternative pour sauver ce monde, se changer soi-même en profondeur en comprenant pourquoi c’est si difficile à comprendre… La pratique méditative journalière de zazen vous aidera, elle nous relie tous ensemble quelque soient nos croyances, nos différences.
© daniel Bukohoten.com La Pierre de Jade
(*) premier poème en français de François Villon la ballade des pendus
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