1) La première absorption de la « réalité » c’est le jour, au petit matin, c’est dur pour tout le monde de sortir de ses rêves, les enfants comme les vieux qui sont encore plus fatigués, on a tendance à refuser de redémarrer… , aller à l’école… le moteur est grippé.
2) Le deuxième bras de la pieuvre qui pose ses ventouses sur nous et s’accroche très fort c’est la « réalité » de notre image, le miroir qui ne fait pas de cadeau. Vieillir ne fait plaisir qu’aux enfants qui ont hâte d’être adulte. Nous autres les vieux, on désespère, au lieu de nous réjouir d’avoir encore une belle journée devant nous, on se dit qu’on va avoir du mal à y croire, on essaie de sourire à ce reflet parce que c’est important d’être optimiste, et de faire un sourire, ça fait du bien, en tout cas ça ne fait pas de mal …
3) Le troisième bras qui ne tarde pas à nous sucer, après la tasse de café qui apporte un peu de réconfort, c’est le transport train, tram, métro, bus, voiture, moto, vélo, il faut se plonger dans la foule, auprès de tous ces gens qui semblent nous ignorer, plongés qu’ils sont dans leur quotidien à gérer, dans la nuit obscure qu’ils ont subi pour certain(e)s,…Les réseaux sociaux qu’on allume après une nuit de répit.
La pieuvre est un octopode donc il nous faut encore trouver 5 accroches, 5 hameçons qui nous attendent sur le chemin de la « réalité ».
4) Le travail, l’école, les rendez vous de votre agenda. L’agenda c’est le quatrième bras de la pieuvre. Ça remet les pieds sur terre, fini de rêver, c’est bien réel tout ça…il faut se synchroniser dans le temps et dans l’espace…Le « présenciel » est revenu en force, oublié le COVID , les réunions virtuelles et le travail à la maison en chausson et en slip…
5) Le bruit du monde, les infos, on peut s’y soustraire quelques temps, couper la télé, fermer la radio, mais l’actualité se presse à nous avec force : guerre, famine, misère,… on peut essayer de les ignorer un temps mais plus l’espace vide est long et plus brutal sera la reprise du plein, plus dur est le mur sur notre front. Ce cinquième bras est inexorable. On peut se réfugier dans un monastère et se couper de tout mais alors le troisième bras, (l’entourage des moines), le relationnel immédiat, s’endurcit et tire de toutes ses ventouses…
6) L’attente que la journée se passe, qu’on ait émargé pour recevoir la récompense en forme de salaire mensuel, de reconnaissance, dans le travail (le plus important de la pyramide de Maslow), ou d’insulte le cas échéant… tout ne se passe pas de façon idyllique dans le travail. Les pervers narcissiques y sont légion… C’est long une journée parfois, quand on n’est pas absorbé par son travail. Dans le cas contraire elle passe très vite ; et on se demande au fond qu’est ce qui vaut mieux : s’impatienter du temps long ou voir sa vie défiler à toute vitesse ?
7) le 7è bras c’est la tombée de la nuit, et c’est à ça que je voulais en venir.
En rapport avec mon article précédent Echo de l’Univers, notre propre vie. notre toile de fonds c’est la nuit, son ombre nous envahit chaque jour. On se demande bien pourquoi tous les hommes et tous les êtres animés doivent passer le tiers de leur vie à dormir, il y a un mystère là dedans… Comme si dans un espace parallèle un autre moi avait besoin de ce temps qu’il vous prend.
Tant qu’on aura une conception de l’Univers aussi archaïque on ne pourra pas comprendre. Heureusement certains scientifiques de renom sont en train de dépoussiérer ce vieux mythe du Big Bang. Nikodem Poplawsky, notamment dit que l’on sort d’un trou noir par un « Big Bounce » car au fond du trou noir, emporté par les forces de Torsion qui surviennent à grande vitesse et qui s’opposent à la gravité. Selon lui un trou noir ne se termine pas par une singularité mais il est relié à un trou blanc (opposé du trou noir, il n’avale pas de la lumière et de la matière mais il les rejète.)
J’ai aussi vu cette semaine dans une revue que des univers sont en forme de torsades… des galaxies très lointaines qui sont dans un tube torsadé…Incroyable …Non l’univers n’est pas ce que l’on pense, c’est beaucoup plus complexe que ce qu’on en dit…
Et donc l’Univers de la nuit est ce 7è bras ! Il nous absorbe et nous fait peur. Cette peur du noir alimente tout un réseau qui nous échappe.
Voir aussi :
La Supernova qui a Créé le GRB 221009A : Détails et Répercussions Il s’est passé des choses le 9 octobre 2022 !
Un message pour le centre de la galaxie
8) On plonge accroché par le 8è bras, dans les rêves. Il y a tellement à dire sur ce monde que j’étudie depuis au moins 50 ans, je n’ai encore pas compris ce mystère qui nous échappe mais qui permet le repos de l’esprit et du corps, on en a tellement besoin.
L’image est une aquarelle que j’ai réalisé pour l’occasion. La pieuvre est un animal fantastique qui a une intelligence qui dépasse la notre. Chaque bras est doté d’un cerveau (*) ! De plus si on lui coupe un bras il repousse !
La « réalité » ici n’est pas la Réalité des boudhistes, la vacuité qui dépasse la compréhension conceptuelle, c’est la « triste réalité » de notre condition humaine….
© La Pierre de Jade danielbukohoten.com
(*) les pieuvres ont un système nerveux très décentralisé avec une grosse partie de leurs neurones dans chaque bras. Ce ne sont pas des cerveaux au sens d’une conscience indépendante mais cela confère à chaque bras du poulpe une impression d’autonomie fonctionnelle puissante..
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L’écriture de cet article m’a plongé dans une grande tristesse, je suis tombé dans un état apathique … Pourquoi ? Parce que c’est triste de parler de la triste réalité. De plus cet article est incomplet, il faut boucler la boucle. Comment passe-t-on du 8è bras, le rêve, au premier l’état de veille ? C’est le mystère non encore élucidé.
La pieuvre n’a pas besoin de son oeil ni pour manger, ni pour se déplacer ou se cacher. A quoi lui sert-il donc ?…A se réveiller justement… Les pieuvres dorment beaucoup.
La respiration des arbres se fait sur une année. Est ce que l’hiver ils dorment, est ce qu’ils se réveillent au printemps ?…Est ce que c’est la même problématique que chez les animaux sensibles ?
Tout le mystère de la Vie limitée… Gassho à la Vie !