La mémoire du monde : les Kogis

Un livre émouvant, un livre passionnant les indiens kogis-la mémoire des possibles de Julien et Muriel Fifils. Les Kogis vivent au nord de la Colombie dans la Sierra Nevada Santa Marta.  Ils vivent en dehors du temps, c’est une peuplade primitive qui vit en harmonie profonde avec la nature. Leur culture se nourrit d’une haute spiritualité. Mamu Antonio Pinto, un des sages kogis dit :

Nous devons toujours parler du passé, du présent et du futur, les trois ensemble, autrement nous perdons notre culture et nous allons souffrir. Un peuple qui perd la mémoire du passé ne sait plus où il va… Si nous ne faisons que penser le futur sans le relier à notre histoire et à la nature, la terre va se dessécher, nous allons mourir. Les petits frères (nous) le savent, ils le savent bien mais ils ne voient que le futur, un futur où ils auront plus, où ils seront plus gros, avec plus et plus de choses. S’ils continuent comme ça la vie va disparaître. Il faut penser au passé, ne pas le laisser seul. Il faut tisser chaque chose, chaque événement avec son histoire.

Nous emmagasinons des savoirs, eux apprennent à connaitre les choses de la vie. Il faut sauver les indiens Kogis. Vous pouvez acheter une terre, planter un arbre avec l’association Tchendukua. Au delà du message humanitaire que vous saurez saisir je voudrais aller un peu plus loin dans cette sagesse.

Nous vivons sur cette Terre en totale disharmonie avec ce qu’elle héberge , les animaux, les végétaux, les éléments minéraux et cette énergie colossale qu’elle libère. Entre nous c’est encore pire, ce sont les incohérences conjoncturelles ( exprimées en $, €… plus importantes que notre santé), la loi du profit maximum qui règnent et mènent aux conflits et aux guerres. Nos religions basées sur l’amour du prochain sont désavouées en permanence, elles ne servent qu’à nourrir de faux espoirs à des myriades d’égoistes qui ne pensent qu’à leur propre salut. Au bout du chemin  l’impasse se dessine de plus en plus précisément. Bientôt le no man’s land … une terre  desséchée de plus personne.  Si les Kogis nous appellent les petits frères c’est pour une bonne raison. Vu de leurs yeux nous sommes que des enfants. Le propre d’un enfant c’est de réclamer et de croire que tous ses désirs seront satisfaits. Ses parents sont là pour ça. Il suffit de crier assez fort et ça fonctionne très bien. Maman va réagir, et si ce n’est pas pour aujourd’hui, demain ça marchera. L’homme agit ainsi avec la Terre. Il se croit de passage, tient rarement compte des messages de l’histoire et se moque des conséquences pour les générations futures.

Conservez la mémoire du monde c’est ne pas oublier l’enfant qu’on a été dans le passé, se regarder aujourd’hui dans le présent et comprendre son rôle à jouer dans le futur. Si nous prenons conscience de notre pouvoir intrinsèque au-delà du temps-qui-passe, nous devenons fort comme un arbre (voir article).  Réduire nos besoins vitaux me paraît un bon signe de passage à l’adulte. L’homme nouveau ne peut pas continuer à vivre mollement, l’air de rien, comme si tout allait bien, comme si tout allait se mettre en place miraculeusement. C’est vraiment à la portée de chacun  d’entre nous un petit effort, un petit geste qui est d’abord prise de conscience et qui s’apparente à une entrée en religion :

• réduire son propre rythme de vie, juste un petit peu pour y prendre goût et se trouver soi-même,

• puiser dans notre puits de sagesse

• donner le surplus aux autres en pensée.

J’ai tester les bulles d’eau gazeuse à la place du champagne et ça fonctionne très bien. J’y prends  réellement goût après quelques semaines ! C’est même amusant de découvrir à quel point l’eau est bonne ! Ma tasse de thé matinale me sert deux ou trois fois dans la matinée. C’est mon thé zen, presque plus de saveur mais encore un  petit peu !… Trois fois rien, mais en parfaite harmonie avec nos grands frères les Kogis !

©daniel Bukohoten 7 mars 2013


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6 commentaires

  1. Daniel, j’avais vu un reportage il y a très longtemps à la télé sur ce peuple ou peuplade car ils ne semblent pas être très nombreux, leur spiritualité m’avait sidéré par sa profondeur, j’en était resté complétement abasourdi. Je vais acheter le livre. Je me souvenais parfaitement comment ils nous appelaient : les petits frères, cette manière de nous nommer était restée graver dans ma mémoire comme quelquechose de tellement juste.

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