9- Dukkha la souffrance- le laisser-être

les lamentations divines

Le premier sermon  de Sakyamuni à Bénarès c’est la voie du milieu :

Ne pas aller vers les deux extrêmes _ s’adonner aux plaisirs ce qui est vulgaire ou _ s’adonner à la mortification ce qui est pénible, les deux engendrant de mauvaises conséquences (loi du karma).

Il présente ainsi l’octuple sentier qui permet de rester dans la voie du milieu.

DUKKHA la première  des quatre nobles vérités  (sacca ariya) signifie en résumé :

La vie sur Terre est souffrance.

Tant que nous restons  le jouet de nos désirs, tant que nous restons formatés par nos concepts pas de salut.

La naissance → DUKKHA, la vieillesse, la déchéance → DUKKHA, la maladie  →  la mort sont DUKKHA

La mort des autres est DUKKHA car on les aime et leur absence est douloureuse (le deuil), mais notre propre mort ?  Par la croyance aux réincarnations successives comme principe de base, la mort n’est qu’un stade intermédiaire vers la souffrance d’une prochaine vie. Pour qui connait le lâcher – prise, la mort devient presque familière, car on y pense tous les jours. On a peur de la mort et on la souhaite le plus tard possible. Quitter ses proches, quitter ce monde, c’est une épreuve à laquelle il faudra se résigner, mais si on ne soufre pas on a le temps. 

Marpa  le maître de Milarépa, était agriculteur, marié. A la mort de son fils il était remué. Un de ses disciples lui a demandé : «Maître, vous qui nous avez enseigné que tout est illusion dans ce monde, la mort de votre fils n’est – elle pas une illusion ? » Marpa a répondu : «Certes, mais la mort de mon fils est une superillusion ! »

Être séparé de ceux que l’on aime →DUKKHA, ne pas obtenir ce que l’on désire est aussi DUKKHA. Les peines de l’esprit et de cœur (désespoir, lamentations, regrets, tristesse,  déceptions, amertume, stress, humiliations .. ) →DUKKHA,

Là on touche du doigt à l’enseignement profond du Bouddha. La souffrance du conditionnement de l’esprit est DUKKHA . Ce sont les désirs, les envies qui conditionnent l’esprit. L’Ego, les pensées égotiques, l’avidité conditionnent l’esprit. Ne pas comprendre cela, c’est être dans l’ignorance. Impossible alors de sortir du cycle des réincarnations.

Notre environnement, notre enfance, notre appartenance sociale, nos amis nous conditionnent. Cela peut sembler moins douloureux mais c’est aussi l’ignorance.

Refuser la lutte sur soi en acceptant une discipline, c’est la solution. Une discipline qui peut nous amener au laisser – être devient délivrance !

Retrouvez le naturel de cette qualité d’éveil et de santé, simplement, sans prétention, que vous soyez en pleine forme ou au bout du rouleau.

Restez simple, nous ne sommes rien que poussière.

Asseyez vous chaque matin( discipline) sur un zafu et pratiquez le laisser – être, la concentration sur le souffle au bout des narines.

C’est la voie du milieu celle qui libère de la souffrance.

©danielBukohoTen article du 24 oc 2012 revu le 29 août 2025

Un commentaire

  1. c’est super de trouver un echo a ce que je viens de lire il ya qq instant justement de Chögyam Tgrungpa
    qu’elle clareté !

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