Le monde imaginé par le Soi




@Le monde qu'on imagine est vaste, grand et peuplé de milliards d'individus. On en observe les soubresauts à Cannes, le gratin du cinéma est là,
c'est le premier cercle. Certains restent toujours jeunes (Prad Pitt, Léonard Di Capprio, Audrey Tatoue), d'autres vieillissent très rapidement, et tant d'autres nombreux sont déjà morts, le dernier en date Georges Moustaki.... Nous, on regarde ça un peu effaré, scotché dans un gros pouf à manger des chips... Pourquoi ne suis-je pas acteur de cinéma ? Pourquoi je suis comme tant de millions d'autres, insignifiant, impalpable ? Quand connaitrai-je mon 1/4 d'heure de célébrité sur un grand média promis par  Andy Wahrol ? "In the future, everyone will be world-famous for 15 minutes." expose-t-il en 1968.Andy wharol "In the future everyone will be world-famous for 15 minutes." expose-t-il en 1968.

Le troisième cercle que le Soi imagine, le plus loin de nous, est le monde de ceux qui ont atteint la célébrité : acteurs, savants, philosophes, créateurs artistiques (architectes, musiciens, écrivains, philosophes, mode, peintres, danse, plasticiens, streetarts, aujourd’hui influenceurs!…). On les regarde avec envie ou désintérêt selon la personnalité affichée de chacun. Ils ont su créer et se dépasser, nous pas.

Le deuxième cercle est celui auquel on se plie par intérêts, pour notre confort matériel : travail, religion, économie assureurs,  percepteur, justice, police, pompiers, médecins militaires qui sont chargés d’organiser nos libertés, nos échanges, notre sécurité matérielle et notre protection, notre bien-être physique. Un monde qu’on subit bon gré, mal gré, ces lettres que l’on reçoit qui nous stressent dès leur contact dans la boîte aux lettres.  Ce voisinage qui  pollue par le bruit, la vue et parfois l’odeur, qui laisse aboyer son chien ou jette son mégot par la fenêtre (incendie 2025 dans les Corbières !) . Ce monde social, que l’on a peine à oublier et qu’on imagine sans fin temporelle, est dérangeant. A bien y réfléchir ce deuxième cercle devrait prendre peu de place dans notre mémoire, car on cherche avant tout à l’effacer.

Le premier cercle est celui des proches, des amis, et des visages qui étaient familiers autrefois. Ma maîtresse de maternelle ressemblait à Michèle Morgan, j’étais déjà amoureux d’elle à 5 ans…Je garde très peu de visages de mon passé, pour moi les souvenirs peuvent faire mal et je ne cultive pas trop la nostalgie.

Les artistes du troisième cercle sont évacués de notre mémoire, puisqu’il suffit d’allumer la TV pour qu’ils apparaissent, ou on « googelise » pour retrouver leur visage Ce cercle, cette sphère devrais-je dire, s’enrichit tous les jours, elle s’étend. Le virtuel prend une place énorme aujourd’hui et consomme 30% de l’énergie mondial. Ce sera une réelle préoccupation quand les états et les peuples comprendront que les Gafa régissent déjà le monde du futur.

Prochaine bourrasque et le vent du désert nous emportera… la découverte de l’immensité de notre imaginaire. C’est notre moment de solitude, celle où l’on est tellement petit qu’aucun plancher ne nous arrête, tellement pur qu’aucun profanateur même très proche ne peut y pénétrer. Ce monde là (le monde de notre imaginaire) est plus grand que ce que l’on imagine ! Il se crée dans chaque instant pour s’évanouir et resurgir l’instant suivant dans un nouveau costume. Une certitude c’est de retrouver l’oasis, comme les tortues qui retrouvent leur plage de naissance pour y pondre.(*)

Notre mémoire fait comme elle peut avec ce qu’elle a dans l’instant,
 elle n’est pas fidèle aux événements passés mais entièrement soumise à notre conscience immédiatedans l'instant
extrait de l'article :. L’image de Soi dans le futur

(*) les oeufs de la tortue luth… sur une centaine d’oeufs seul quelques uns deviendront adultes…est- ce que la tortue le sait en revenant les pondre sur sa plage natale (c’est un koan !)

©danielBukōhōten.com

 


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