poème à l’aube de ce site (Nov 2012) :
je connais la nature de Bouddha et le zen,
mais le doute est toujours aussi amer quand il revient, et tellement utile !
Je ressens la chaleur dans mes joues, la sueur sur mon front, la poitrine se serrer,
l’envie de fuir mais où ?!
Sosan parle de foi en face du doute dans le Shin Jin mei
Sans le doute du renard
Les passions disparaissent complètement
Et soudain apparaît la foi.
La foi ça me crispe, elle rappelle mon enfance, la foi chrétienne, la foi en Dieu qu’on imagine là haut, là bas…,
le catéchisme protestant,… religion que j’ai abandonnée après ma première communion.
Le doute c’est violent mais utile pour rester sincère.
Sensei Deshimaru recherchait avant tout la sincérité dans le regard de ses disciples.
Au contraire, Sosan je doute de ton poème (!) car le doute remet en cause les passions, il fait une pause… « Suis-je dans le vrai ? »
Sans passion la vie devient terne, insipide…
On sait qu’elles sont la cause de toutes nos souffrances ces passions, il faut les remettre en cause et les valider pour que la confiance revienne.
En se rapprochant du naturel, on s’harmonise avec la nature. La vie est là, elle attend une caresse comme la chatte Lingfa. Pas à pas sur le chemin de la vie les graines germent au fond de nous.
…
vide, comme une cruche percée
Il ne me reste que l’argile dessechée……
Il ne me reste que la simplicité.
Ce qui est, c’est simple et c’est beau.
fin du poème écrit à Auch 19 mai 1979 ©danielbukohoten (Le doute est amer)

©La Pierre de Jade Danielbukohoten.com
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