Hooded monk in black robe rowing boat in turbulent river rapids

Comprendre le Satori dans le Bouddhisme

Extrait : (*) Satori vient du verbe satoru (悟る) dont le sens est : 
1- sentir; percevoir; remarquer; discerner; prendre conscience de
2. comprendre; réaliser​; s’apercevoir
3. obtenir l’Eveil (Bouddhisme)
Il y a des petits satoris et de grands satoris. Prendre conscience, par exemple, de ce que l’impatience ne nous fera jamais aller plus vite, ou qu’avoir soin des autres peut être aussi avoir soin de soi-même ; que les paroles des autres ne peuvent pas nous blesser sans notre participation ; et tout un tas de petites choses, sont de petits satoris.

Pour ma part j’ai compris que d’écouter l’autre est plus important que d’exprimer son point de vue et que ça permet d’ouvrir son coeur. (sur ce blog vos commentaires seront les bien-venus !) Un sourire vers l’autre dans la rue, dans le tram réchauffe son coeur et celui de l’autre et ouvre la porte au dialogue.

L’Eveil fait partie intégrante de la pratique-étude bouddhiste. Dans le zen Rinzaï on travaille activement à l’obtenir, en travaillant des séries de kôans (**).  Le zen Soto (école de Sensei Deshimaru) ne cherche pas à obtenir ce satori, pour éviter de courir après une idée fausse de ce que cela pourrait être (*). Il faut un état d’esprit 無所得  (mushôtoku)  :

1- être sans revenu (sens japonais moderne et courant)
2- état de non-attachement; détachement; ne rien rechercher (Bouddhisme)]

Partir dans l’autre monde avec le regret de n’avoir pas connu ce satori, malgré une longue pratique assidue, est erroné.

Extrait de wikipedia : Le satori désigne une expérience qui se prolonge, à l’instar d’un bébé qui apprend à marcher — après beaucoup d’efforts il se tient debout, trouve son équilibre et fait quelques pas puis tombe (kenshō). Après un effort prolongé l’enfant se rendra compte un jour qu’il peut marcher tout le temps (satori).

CONTINUONS DONC ZAZEN, persévérons malgré les moments de découragement. Les sesshins (entrainement pendant 2 ou 3 jours avec 4 zazens par jour) sont souvent une épreuve physique qui pétrit le corps-esprit.

(*) Voir sa propre nature. Tous les grands mystiques ont eu cette expérience. D’un seul coup, ils voient qu’ils sont l’univers et que l’univers est eux, que ce qui touche un autre les touche aussi, etc.

J’ajouterai que pratiquer zazen est nécéssaire mais pas suffisant… c’est comme ramer à contre-courant, une mauvais pensée, une médisance, un instant d’énervement et la barque repart en arrière ; tant que la discipline n’est pas totale (voir la page Effort Juste (8uple sentier)) le karma(**) revient en force nous mettre le nez dans notre fange. C’est la misère de la condition humaine inexorable. Courage ramez ! Virya le courage

Aussi tous les grands maîtres comme Dōgen, qui en novembre 1243 se réfugie dans un petit ermitage couvert de paille, éprouvent un sentiment de libération dans l’isolement. Dōgen composa une série de 22 poèmes « poèmes écrits dans ma hutte couverte de chaume« 

Même si on l’appelle l’esprit

Il n’a aucune couleur

Qui permettre d’en faire une personne

Telles la rosée ou la gelée blanche

Il est vite évaporé.

© la Pierre de Jade danielbukohoten .com

(*) échange de mails du 8 avril 2026 avec Michel Yudo Proulx disciple successeur de Nishijima
(**) glossaire


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