Le doute c’est comme cette porte fermée qui porte un numéro. Est ce que j’habite ici ? 21 c’est un bon chiffre c’est être 3 à 2. C’est la naissance. Mais est ce que c’est mon numéro ? Puis je encore entrer ici ? (*)
J’ai écrit ce poème devant le constat de mon incapacité à croire à quelque chose de parfait qui demeure en moi. Aujourd’hui je n’ai plus cette crainte, je connais la nature de Bouddha et le zen, mais le doute est toujours aussi amer quand il survient, et tellement utile ! Je ressens la chaleur dans mes joues, la sueur sur mon front, la poitrine se serrer, l’envie de fuir mais où ?! On pourrait en douter après avoir lu ma page précédente sur la Vérité ! Je ne m’explique pas cette page. Parler de la vérité, quelle audace ! Seul un imbécile peut se le permettre ! Disons que parfois je suis en transe et que les mots jaillissent naturellement., comme exhumés d’une cité perdue, d’un monde lointain oublié…alors pourquoi les arrêter ?
Le doute est amer, c’est une épreuve cruelle
Qui se déclenche subitement.
Il suffit d’une tout petite idée qui constate mon incapacité…
Alors la possibilité de croire à quelque chose de parfait en moi
s’effrite,
Et tous les autres principes sont remis en cause.
Le microcosme intérieur rétrécit, le macrocosme éclate
Je me retrouve vagabond dans un paysage hostile,
je me fais tout petit, je lâche prise
vide, comme une cruche percée
Il ne me reste que l’argile dessechée……
Il ne me reste que la simplicité.
Ce qui est , c’est simple et c’est beau.
Poème écrit à Auch 19 mai 1979 ©danielbukohoten
En hommage à La Kapsule et notre échange de ce jour.
(*) photo prise dans Saint Denis le 21 septembre 2012 mais ne cherchez pas , ce n’est pas chez moi :-P!
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Merci ! L’audace, il me semble, serait de se taire quand on veut et quand on peut parler, quand cela ne nuit pas, pourquoi donc devrait-on se taire ? Ceci est l’affaire de régimes mais pas la nôtre en ceci que nous ne partageons pas leurs bien mauvaises manières…
Le doute ? On peut croire que l’on doute. Mais quel inconfort que de croire que nous savons quand notre savoir n’est qu’illusion. Si l’inconfort n’est pas ressenti dans le présent, il le sera dans le futur certainement ! Les certitudes, je m’en méfie, elles sont souvent le fruit de ce que je pense être et non ce qui est véritablement.
Quand je doute je suis certain de savoir, car certainement je doute que je le sache, mais certainement je sais combien je doute. Alors je sais à ce moment que je ne sais rien, ou si peu. C’est bien. Je suis à une place bien plus juste que celle d’un « torse qui se gonfle » d’un prétendu savoir qu’il ne possède pas : l’ignorant ! Je ne l’envie pas, vraiment pas.
Mais quel poème : beau et cruel comme la nature ( monde, homme, animaux : la vie ) peut l’être par moment. Il reflète l’essence créatrice, selon moi, de Vérité, qu’elle soit commune ou qu’elle soit nôtre ; ces périodes douloureuses sont souvent l’accouchement d’un nouveau « moi », nous leur sommes redevables de ce que nous devenons, c’est à elles que je veux rendre hommage, même si elles ont été bien douloureuses.