Cet article n’est pas la traduction en français du précédent….Il traite de l’esprit saint sous un autre angle. Côté face.
Je viens de lire dans mon roman en anglais (Shantaram de Gregory David Roberts) cette phrase qui m’inspire beaucoup :
And some things are so sad that only your soul can do the crying for you : certaines choses sont si tristes que seul ton âme peut faire l’acte de pleurer pour toi.
Notre âme, ou plus simplement notre conscience morale, pas du tout éternelle pour les bouddhistes et heureusement, est une entité qui se manifeste à certains moments et qui se tait à d’autres. Ca m’a toujours paru étrange. Je ne sais pas si en philosophie on aborde bien cette question, il y a sûrement plein de célèbres philosophes qui ont dit des choses fantastiques sur l’âme. Ce qui est sûr c’est qu’on a une partie en nous qui se tait par moment, qui fait semblant d’oublier. On révèle une partie de notre jardin secret aux autres et c’est ce qui fait la force des grands écrivains, donner un peu de leur âme dans les romans, mais on ne dit pas tout, notamment quand on a commis quelque chose de terrible, comme un meurtre, un viol, une violence délibérée envers autrui, un acte dans le but de nuire, de vaincre radicalement sans dialogue possible. Cette violence est difficile à supporter sans un compromis, un pacte envers soi-même pour pouvoir l’oublier.
Le pire des pactes c’est celui qui consiste à perpétrer cet acte parce qu’on y éprouve du plaisir. C’est ce qu’on appelle le pacte avec le Diable. Comme j’ai pu déjà l’écrire ici, le mal existe mais n’est mal que parce que l’homme le considère comme tel. Il détruit non par plaisir, car il n’éprouve surement aucune satisfaction à détruire, il détruit par nécessité. C’est une force cosmique qui nous dépasse qu’on appelle l’Entropie. En thermodynamique tout système est voué au désordre, à la destruction finale, son entropie augmente. En communication l’entropie mesure l’écart qu’il y a entre un message émis et la réception de ce message. Si l’homme s’associe à ces actes de barbarie, il devient avide de pouvoir, de force et de plaisir. Là c’est vraiment le Mal, le Diable qui s’empare de lui et du monde, dans ce sens c’est la création de l’homme qui mène à ce que malheureusement on ne connait que trop, les guerres, les génocides, les tortures. Quand la torture s’exécute sous le nom d’un Dieu suprème c’est un Diable que l’on crée au nom de Dieu. Dieu n’existe pas plus que le Diable mais quand on parle de lui il existe et devient ce qu’on en fait.
Le pacte du légionnaire est intéressant. Je l’appelle ainsi parce qu’en France nous avons cette brillante légion étrangère (qui fait la guerre en ce moment en Afrique). Le légionnaire entre dans la Légion française pour effacer son passé inavouable. On ne lui demande rien, certains tribunaux proposent même au coupable de s’engager dans la Légion Etrangère à la place de la prison. C’est un pacte civil. Le légionnaire assume ses erreurs passées en donnant de lui-même pour qu’on l’oublie un peu. Il se fonde au milieu des autres légionnaires qui sont comme lui. Sa conscience morale retrouve ainsi spontanément une totale confiance. Un peu la vertu du confessionat chrétien. On peut plus simplement se confesser à de bons amis ou des amis que l’on aiment et qui savent écouter sans juger.
Pleurer sur soi-même c’est un vrai lien que l’on crée avec l’intérieur de soi. On éprouve souvent un profond réconfort à pleurer sur son sort. Toutes les couches morales intermédiaires sont anéanties, on se sent absout. La douleur d’avant devient plaisir. On se fait du bien. L’homme est gouverné par son plaisir. Quoi qu’il fasse il prend toujours la direction qui le satisfera le mien. On en vient même à aimer charnellement son bourreau (syndrome de Stockholm). Pleurer sur soi est salvateur parce que notre âme a besoin d’être claire et c’est un bon moyen.
Nous avons besoin d’assainir notre conscience pour aller de l’avant. Nous avons besoin de ne pas vivre dans un monde gouverné par le plaisir. Là le bouddhisme nous guide encore puisqu’il explique que le problème réside dans la pensée qui génère le désir. Le monde que nous choisissons c’est un monde où le fait même de choisir est jaugé, soupesé. Encore trop de poids dans l’estomac dû à une âme trop lourde et le déséquilibre s’accentue. Je vais aller vers le réconfort, vers le besoin d’absolution. Chacun doit trouver le moyen, il y a des moyens pour assainir notre conscience. Faire un pacte avec soi-même. Comme pour arrêter de fumer, ce genre de promesse pour ouvir un cercle vertueux. Un esprit saint se manifeste avec une âme saine. C’est vers ce monde libre que l’on ne choisit pas mais qui vient tout seul à nous, c’est vers lui que nous devons nous diriger.
© Daniel BukòhòTen
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Entre le syndrome de down et celui de Stockholm, difficile de se retrouver devant tant d’ingéniosité.
Alice au pays des merveilles me diras-tu, je ne saurais quoi te dire, mais bon peut être Harry Potter dans l’école de magie.
– De un il ya eu une illumination que ce que nous percevons des fois comme des non-choix par abondon peuvent si nous voudrons, donner accès à des choix mêmes minimes soient-ils.
– De deux l’exploration de la portée des mots sur l’attitude de notre entourage et nos demandes (l’expérience était plus que riche).
– De trois et c’est a mon avis l’une des plus intéressante, c’est notre attitude sur ce que nous sommes et ce que nous vivons, et son impact sur notre cheminement.
– De quatre les points d’identification ( le miroir ), je suis de nature très observatrice et c’est ainsi que j’avance.
Pour ce qui est du portrait qui a déçu plus qu’un, en fait je ne me suis jamais arrêtée longtemps à ce que la vie m’a imposée, se perdre dans les non-choix c’est se punir en double, voir le monde à travers ses manques c’est le chemin de mélancolie, et voir le monde à travers la lumière c’est le choix d’être heureux.
Et non mesdames laisser vos craintes à l’abandon, j’ai eu trop d’attention dans ma vie, plus que je ne le souhaitais parfois, mes amies se sont toujours posées la question, qu’est ce qu’on me trouve ?
Je n’ai jamais su leur répondre et je ne pourrai le faire pour vous aussi
Bon courage à tous et MERCI!!
Merci pour ce témoignage. Je ne connaissais pas le syndrome de down. Je sais maintenant que c’est la trisomie 21. La vie semble t’avoir imposé un fardeau supplémentaire. Il faut faire avec et c’est une sorte de pelote de laine à démêler. J’ai un peu du mal à te suivre mais peu importe. Ce qui m’intéresse c’est ce cri que tu lances. Je l’entends et il agit sur moi et sur tout mes articles à venir car nous sommes tous interdépendants, comme nos neurones dans le cerveau. Chacun a son rôle à jouer. Merci donc de ton témoignage et excuse moi si je n’y réponds pas parfaitement. Le sujet était « assainir son esprit » et c’est ce que tu as fait dans ce commentaire. Il a sa portée soit en sûr (point 2).
Ton message a une touche de l’empathie alors, le seul soucis et ce n’est pas le moindre qu’il faut revoir la posologie ( de ton empathie) car la je suis plus emmêlée que la pelote de laine, je ne sais plus quoi penser.
Alors n’y penses plus ! Tu es sur la bonne voie ! La pelote va se démêler toute seule, c’est ce que je prétends. Moins de lourdeur sur l’estomac et l’équilibre s’établit par la loi des vases communicants.
Bonsoir,
Un esprit saint…Ce titre m’emmène à vous demander si vous auriez déjà traité un sujet tel que la jalousie ?
Bonsoir
Le moteur de recherche du blog me dit que j’en ai parlé dans cet article http://danielbukohoten.com/teisho/structurer-son-esprit/sagesse-parfaite/ dans ce paragraphe La pensée juste c’est éliminer les trois poisons que sont la haine, l’ignorance, l’avidité et toutes les distractions associées : convoitise, malveillance, colère, méchanceté, envie, jalousie, égoïsme…
C’est un peu bref…il y aurait beaucoup de chose à dire sur la jalousie, notamment que c’est une preuve d’amour…que c’est pas si mauvais si elle est justifiée. Le problème c’est que les gens maîtrisent rien du tout. Ici à la Réunion il y a un crime passionnel par semaine (j’exagère à peine) qui est dû à la jalousie…
Merci beaucoup, je reviendrais étudier tout ça plus en détails.
Oui, meurtres symboliques subis aussi. A répétition même.