Le wabi-sabi de l’esprit japonais

« Ne pas laisser de traces » est ce que propose  Kōdō Sawaki, maître zen de DeshimaruPartout où vous passez, effacez vos traces. Elles sont inutiles, vides comme les sillons qui tournent autour de ce rocher.

C’est un point de vue écologique, ne rien gaspiller inutilement, et un gage de réussite qui a fait ses preuves : ne rien rechercher pour soi-même, combattre l’orgueil, l’arrogance.

Le wabi-sabi des Japonais est cette recherche d’équilibre entre le temps qui passe et la solitude de l’être humain.

Entre la beauté inhérente à la simplicité (wabi :侘び)  des sillons tracés dans le sable et le (sabi : 寂び) de la solitude, la maturité, la mort exprimée par ce rocher solitaire.

19042014-DSC03356Les Japonais ont cette compréhension intuitive, ce lien qui les unie tous ensemble dans un respect mutuel. Pas faire de faux pas, pas traverser aux feux rouges parce que ce n’est pas permis. Marcher, persévérer dans l’effort (gambaté), porter son destin sur le dos et continuer sans gêner l’autre. Ne pas lui couper la parole, ne pas le contredire. S’il ne peut pas le marchand va faire un signe de croix avec les deux index et une affreuse grimace pour exprimer sa gêne. Alors inutile d’insister, ce n’est pas possible, il n’y a plus rien à faire.

Les Japonais ne proposent que du raffinement. Allez au Japon, vous aurez ce coup de foudre avec un peuple dévoué, simple, joyeux, totalement dans le vrai, dans le respect de la nature et des traditions !

Ce qui est extérieur (soto) est approché par un langage soigné, humble et respectueux, dans la droiture et le dévouement. Par exemple, ce qui peut paraître surprenant pour les occidentaux, ils ne fument dehors que dans des petits espaces réservés à cet effet avec cendriers et aspirateur de fumée. A contrario dans les bars qui symbolisent  l’intérieur, la famille, le Soi (uchi) on peut fumer, cela ne peut gêner l’autre  qui est proche dans la relation.

©daniel Bukō


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