Se relier au Cosmos.

Se relier au Cosmos c’est important, c’est notre raison d’être. Pour les animaux c’est automatique, ils sont en relation permanente avec le cosmos. Pour nous, les hommes, c’est plus compliqué. Forcément notre esprit est hyper-puissant mais indompté… Luc Besson vend son film Lucy avec cette idée : nous utilisons 10 % de la capacité de notre cerveau ; alors il invente tout un lot de pouvoirs extraordinaires pour Lucy qui utilise 100 % de son cerveau. Là c’est un peu n’importe quoi ( il s’en amuse sans doute!)…

Tant que nous sommes relier avec le monde des hommes, de la consommation, de la guerre,  du virus Ebola et des avions qui tombent c’est du n’importe quoi  parce que nous ne sommes plus relier avec le Cosmos.

En fait, il suffirait de se déconditionner de ce monde illusoire pour se relier au Cosmos. En temps d’épidémie, de famine, de conflits inter-religieux, de guerres tribales, on risque la mort mais on peut mettre tout ça entre parenthèses : c’est du relatif, c’est illusoire. La vérité est dans ce grand pouvoir que nous pouvons toucher du doigt par la concentration, par zazen(*), par un retour au fondamental, à l’essentiel.

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Il y a mille façons de se connecter au Cosmos. Vous les connaissez, mais personne ne vous a dit que c’est cela qu’il fallait faire tous les jours avant quoi que ce soit d’autre. A part le catéchisme qui vous demande de vous relier à Dieu (Dieu c’est le Cosmos sauf qu’il juge, qu’il pardonne, qu’il punit, etc…), la morale sociale vous demande simplement de vous réveiller et d’aller travailler à votre œuvre collective pour gagner un peu d’argent, et rentrer vous coucher fatigué mais en règle avec votre conscience. Ce serait un bel et grand équilibre si notre société pouvait se contenter de cela. Qui a inventé cette thèse économique farfelue du progrès social liée aux points de croissance ? Le Cosmos c’est une notion plus souple et tout aussi vaste que Dieu. C’est plus prêt du Tao, c’est un Tao qui n’est pas insaisissable,  totalement disponible à l’intérieur et à l’extérieur de soi quand l’ego disparaît. C’est la conscience primitive, la nature de Bouddha puissante et omnipotente disponible 24h/24 en chacun de nous.

Ce matin avant l’aube c’était le silence presque parfait, quelques aboiements de chiens au loin. Je fixais une bougie devant moins en zazen(*). Le chant du coq. D’abord un seul coq assez proche. Là je me suis relié au Cosmos avec lui. C’était le lien, l’animal, la nature qui se manifeste spontanément. Un peu plus tard d’autres coqs puis d’autres chiens ont fait croître le fond sonore dans une grande plainte sourde. Encore aucun homme. La plainte s’est faite plus forte, le jour est apparu et les premiers hommes ont fait leur apparition dans ce grand appel au Cosmos perturbé par un bruit de moteur qui passe…

L’homme n’est plus qu’une machine. Complètement asservi au matériel, et à ce nouveau monde virtuel. Dès qu’il se lève il se déconnecte du Cosmos, se relie à tout autre chose, à ce cinéma des réseaux sociaux, Facebook pour beaucoup de jeunes… L’homme d’aujourd’hui fricote avec la soif enivrante d’exister socialement, d’apparaître, de faire le buzz. Cela frise souvent l’indécence ou la banalité affligeante. Certains n’hésitent pas à vendre leur âme au diable pour un brin de notoriété, un peu de place au soleil des élites…

1000 façons de se relier au Cosmos parce que votre cerveau est jaillissant, c’est à dire toujours neuf lorsqu’il est déconditionné. Apprenez la concentration et l’observation. Courez vers le dojo zen le plus proche. Lisez plutôt ce que dit Deshimaru, le maître absolu du Zen des temps modernes, celui qui nous a appris à nous relier au Cosmos.

Si l’on considère le temps comme un succession d’instants présents dont la caractéristique est de disparaître dès qu’ils sont apparus, on peut concevoir de la même façon la manifestation fugitive de l’esprit. (la pratique de la concentration  de Taisen Deshimaru publié chez Retz 1978)

SI l’on tente d’observer l’esprit qui se manifeste, il disparaît aussitôt. (dès la première intention de réflexion écrit Deshimaru). Si l’on était capable d’utiliser une capacité cognitive de 100% on serait capable d’observer non pas une manifestation fugitive de l’esprit, mais 1000 manifestations simultanées d’un esprit éveillé, en sommeil et en Hishiryo(*) dans la plus grande sagesse et la plus parfaite sérénité.

Le zen enseigne trois méthodes de concentration et deux méthodes d’observation pour parvenir à hishiryo…La deuxième méthode de concentration consiste à laisser passer les pensées, à s’en détourner dès leur apparition, à les lâcher dès qu’on s’aperçoit qu’on s’y est arrêté…. La deuxième méthode d’observation consiste à réfréner ses mouvements d’humeur en faisant apparaître l’esprit de compassion qui se manifeste par abandon de l’ego. (même source)

Se relier au Cosmos c’est avoir en premier lieu une pratique qui vous amène à améliorer votre concentration. Le sport et la musique d’un haut niveau amènent à se concentrer parfaitement sur l’objet de nos efforts. Le zen exige un peu plus de vous pour vous relier au Cosmos. Il faut observer vos pensées en toutes circonstances, en veille et en sommeil. Il s’agit de voir les deux états d’esprit Saran(*) et Kontin(*).

La prolongation de l’état  de concentration conduit à l’état de kontin, la prolongation de l’état d’observation, à l’état de sanran. Comment résoudre ce dilemme ? C’est un grand koan ! (même source)

On n’est pas des « Lucy », et heureusement ! La recherche des pouvoirs est la preuve absolue d’un Ego démesuré…juste à l’opposé de l’esprit hishiryo  ! Bientôt on peut y croire, l’homme sera un Sur-homme comme l’avait prédit Aurobindo. Il maîtrisera son esprit et vivra en parfaite harmonie avec le Cosmos, la Nature et son environnement social et  culturel.

©daniel Bukō Hōten❀

(*) voir glossaire


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5 commentaires

    1. En même temps tu vois l’état de la plage à la RÉUNION ! Bon courage pour le Chikungunya…tu l’as eu ? C’est le soir vers 17h qu’il piquait ici. JE suis arrivé à la fin de l’épidémie.

  1. Bonjour Daniel,
    Non je n’ai pas eu le Chikungunya et j’espère ne pas me faire piquer. Par ailleurs, il semble que le nombre de malades soit en régression ou en tout cas en voie de stabilisation en Guadeloupe. Je te souhaite une bonne journée.

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