Les fondamentaux en bouddhisme sont Sakyamuni, le Bouddha historique, les grands Boddhisatvas mytiques (Manjusri, Maitreya le Bouddha du futur), les grands maîtres avant Deshimaru comme Kodosawaki son maître, et tant d’autres, les maîtres disparus récemment (Shunryu Suzuki, Tich Nhat Hanh, etc.). Je relis en ce moment Nagarjuna « la lettre à un ami du supérieur Nagarjuna » du Vénérable Géshé Ngawang Khyenrab pour m’imprégner de Manjusrhi et de prajna.
La nature humaine est révélée par « the teaching of Buddha » de Bukkyo Dendo Kokai Tokyo (Buddhist Promoting Foundation). Pour Sakyamuni cette nature humaine a 2 voiles passionnels qui l’empêche d’accéder à la pureté de la Nature de Bouddha. La condition humaine est donc souffrance à cause de ces 2 voiles.
- La passion de l’analyse, de la discussion et du questionnement intérieur qui sèment la confusion chez les gens,
- et la passion du ressentir émotionnel qui brouillent les valeurs de l’individu.
La première est appelée « l’ignorance » et la deuxième est symbolisée par « nos désirs ». Les maîtres tibétains et zen sont bien utiles pour nous aider à soulever ces deux voiles car sans aide, la mission est quasi-impossible (même si en théorie on peut devenir Bouddha pour soi-même, les Arhats ou dans le Mahayana les Pratyekabuddhas (en intégrant la notion de Boddhistava (** voir glossaire), on comprend vite que c’est une voie de garage totalement dépourvue d’intérêt, si ce n’est la joie d’être bien tranquille dans sa sphère spatio-temporelle, sans que personne ne vienne jamais vous emmerder ! On peut rêver mieux comme Nirvana !
Autre fondamental du Bouddha dans le Kalama sutra : » Ne vous fiez pas à la tradition, aux rumeurs, aux textes sacrés, à l’autorité, à la logique, à la croyance en un auteur ou à la simple répétition. Fiez-vous à votre propre expérience pour considérer si les choses sont utiles, bénéfiques ou maléfiques. » Il prescrit donc un esprit critique expérimental, il faut vérifier par sa pratique des effets libérateurs de l’enseignement sur soi même.
J’ajouterai « et se fier à son propre instinct, croire en la magie de l’instant, et ne pas hésiter ». On peut se tromper et s’en apercevoir plus tard… les relations humaines sont extrêmement compliquées et l’interdépendance des phénomènes(*) un enchevêtrement chaotique au cœur de la philosophie du Bouddha.
Ce n’est pas si grave de se tromper, ce qui est grave c’est de douter de soi !
Je vous parlerai prochainement de Manjusrhi… patience ! Pour l’instant évitons de trop ergoter sur ce premier fondamental, vraiment fondamental ! Assimilons lentement, avalons, digérons, oublions…et expérimentons !
©la Pierre de Jade Danielbukohoten.com
(*) coproduction conditionnée, appelée pratityasamutpada en sanskrit ou engi en japonais
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