Même s’il n’y a plus de questions…il peut y avoir des interrogations. Les interrogations n’attendent pas de réponses. Elles expriment un sentiment. Il faut exprimer ses sentiments.
Elles peuvent aussi exprimer une inquiétude. Il faut exprimer ses inquiétudes. SI la réponse vient d’autrui, elle est souvent déplacée. Celui qui la donne est animé d’une bonne intention, mais ce n’est pas suffisant…Sauf si la réponse est magistrale… Alors là, on est secoué, comme après un grand bol de café ! On se réveille, on est surpris de ne pas avoir pensé à cette réponse…
Qu’est-ce que la mort ? Qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce que je fais là ?
Ai-je besoin d’un quidam pour répondre à ces questions ?
Et si on était tous rigoureusement pareils ? Tous profondément inquiets ?
Qui va consoler un bébé-éprouvette ? Je n’arrive pas à me mettre dans la peau d’un bébé-éprouvette.
Le symbole du père et de la mère est-il utile à l’archétype humain ?
Que va penser un robot à l’image de l’homme créé par l’homme, sans père ni mère ? Si on arrive à lui faire exprimer des sentiments que va-t-il exprimer ?
J’ai essayé d’écrire un troisième acte à la pièce « QUI SUIS-JE ? ». Mon idée était de ne pas poser de question, de faire un monologue de 15 minutes sans poser de questions, sans Ego ou presque. Je n’ai pas vraiment réussi. Il m’a fallu accepter les interrogations exprimées sans attente de réponse. (*)
Qui va consoler un enfant martyrisé par sa mère ?
Pourquoi les choses ne s’équilibrent-elles pas d’elles-même ?
Je ne sais pas, je ne saurai jamais répondre. Est-ce qu’on doit y voire un message ?
Peut-on simplement croiser les bras et attendre ?
Attendre quoi au fond ?
Attendre Godot qui ne viendra pas mais qui enverra un enfant dire qu’il viendra demain ?
Dans cette pièce de Samuel Beckett il y a un fasciste qui passe et martyrise un autre homme attaché à une corde qu’il appelle « porc ». Est-ce qu’on peut regarder passer le fascisme, la répression, la torture ainsi en attendant Godot?
A voir le monde politique s’effondrer, à l’image des USA qui ferme le guichet des fonctionnaires peut-on se dire que face au mur les hommes trouveront toujours des solutions équilibrées ?
Et si les choses s’équilibraient d’elles-même en tirant le matériel vers le bas vers la destruction et en laissant le spirituel et l’imaginaire s’échapper d’autant vers le haut vers la création, est-ce qu’on pourrait s’en contenter ?
Ne rien faire et attendre ? S’occuper à autre chose l’air de rien ?
Ecrire nos inquiétudes avec tant de points d’interrogation, est-ce que ce n’est pas totalement inutile ?
Que pense un ermite quand il n’a plus de questions et que des réponses ?
©daniel Bukō Hōten
(*) A LIRE QUI SUIS JE ? acte III c’est l’ERMITE Il entend la chanson de Gérard Manset, il pense à Dachau, il pense à Bukenwald parce qu’on peut tout oublier, mais pas ça. Le film d’Alain Resnais « Nuit et brouillard » est heureusement là pour nous le rappeler. Il pense aussi à Fukushima,… là il faudra 47 000 ans pour oublier…Et puis quelque chose lui permet de contenir la peur. ..
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L’ermite lé encore couillon lu la réussi arête pose a lu le band’ kestion, mé lu conné pa enkor arête done la réponse. Perd’ pa patience in zour lu va voir le z’afair.
Lo zour lé la !