C’est une expérience ordinaire que je vous propose. Un expérience simple d’approche de votre plénitude dans un acte banal, quotidien. Renouvelez-là. Vous verrez, on y prend goût…Ne le faîtes pas tout le temps, sinon cela ressemblera à de l’auto-conditionnement. D’autres vous le proposent, mais pas moi. Il ne faut faire confiance qu’à vous-même. La plupart du temps, oubliez de vous mettre en scène, vivez la vie à pleine dents, sans scrupule. Vous pouvez avoir confiance en vous. Le simple fait que vous soyez arrivez sur ce blog et que vous lisez me donne à penser qu’on peut vous faire confiance. Si vous vous mettez trop en scène vous allez devenir un mauvais acteur de votre vie.
C’est cela la zenitude(*) : prendre conscience de geste simple. Si vous êtes au volant de votre voiture ou pilote d’avion de car ou de métro, n’essayez pas de le faire en pilotant, faites ce qu’on vous a appris, faites ce que vous savez faire, n’essayez surtout pas de déconditionner votre esprit, vous êtes un homme responsable, que diable ! C’est cela aussi la zenitude, être un homme responsable de sa vie et de celle des autres. N’allez pas rechercher la sensation quand la situation exige la plus haute concentration ! Je ne voudrais pas engendrer du mauvais karma, SVP n’essayez pas n’importe, quoi n’importe où, n’importe comment, contentez-vous d’agir comme d’habitude, oubliez le zen. Cet exercice peut être absolument terrifiant quand on suit l’actualité et qu’on apprend à quoi sont dû les accidents les plus spectaculaires. C’est très souvent un moment d’inattention. La retour sur soi-même est à expérimenter chez soi, bien calé sur sa chaise dans sa cuisine ou avec ses amis dans votre sphère intérieure.
Experience de la Zenitude :
Prenez un verre. Remplissez-le d’eau filtrée (sans goût d’eau de javel !). Buvez-le.
Que ressentez-vous ? Décrivez votre sensation. Notez-la sur un papier. Je sais ce n’est pas habituel mais essayez.
Recommencez gorgée par gorgée, mais avant d’avaler, pensez que vous êtes dans un désert. Fermez les yeux. Prenez le verre à taton. Avalez.
Que ressentez-vous ? Décrivez votre sensation. Essayer de vous rappeler simplement. C’est difficile de noter sur un papier les yeux fermés. Vous essayerez simplement de percevoir la sensation dans cette situation.
Recommencez avec une seule petite gorgée mais avant d’avaler, pensez que vous êtes sur un lit d’hôpital, entre la vie et la mort. Fermez les yeux, on vous relève la tête. Une main se pose sur votre nuque et vous aide à boire, c’est sans doute votre dernier verre d’eau, vous n’avez plus d’espoir, plus de regret. Avalez.
Que ressentez-vous ? Décrivez votre sensation. Cette dernière fois était-elle différente ?
Vous pouvez poursuivre l’expérience avec tout ce qui rentre dans votre bouche, dans votre gorge, dans votre estomac. Variez les conditions initiales (affamés ou le ventre plein), essayez de manger une carotte à l’eau, une simple carotte cuite à la vapeur avec un doigt de tamari, quelques grains de gomasio, juste pour la goûter vraiment. Fermez les yeux ou pas, pensez-y, cela suffit.
Résolution :
On en reparle dans quelques jours avec vos précieux commentaires. Merci par avance!
(*) néologisme pour dire esprit zen. Ce n’est pas zenattitude, trop dans le paraître. La zenitude c’est simple, c’est zen !
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Sympathique :)
La zenitude c’est aussi oublier le zen! J’adore!!!
Pas d’erreur je confirme !
J’ai essayé avec le Bordeaux, au bout de la quinzième gorgée je ne pouvais plus écrire, zen j’étais !
J’ai bu un verre d’eau : oui c’est de l’eau…
J’ai pensé à des conditions ( comme dans un désert ayant très soif ) et j’ai bu un verre d’eau, au début je déguste mais rapidement je le bois comme un assoiffé : sensation comme si la vie entrait en moi, et aussi un grand soulagement.
J’ai pensé à mon dernier verre d’eau dans la condition de mort imminente, de fin de vie : sensation très fine et très intense, j’ai fermé les yeux naturellement, je me suis tourné vers un mur ( pour avoir de l’intimité ), mon esprit a plongé dans l’eau, je crois, elle était dans ma bouche, et tanguait comme un bateau au fond de ma gorge je la sentais, fraîche mais qui se réchauffait très vite, j’ai donc commencé à avaler une gorgée et une autre, je sentais à la fois la sensation de l’eau couler à travers ma gorge et la sensation de celle qui restait, puis j’ai avalé doucement le reste, sentais l’eau pénétrer en moi comme, je crois, jamais l’avoir sentie.
Puis je me suis » réveillé » – j’ai envie de dire – et c’est moi qui tanguait, qui semblait couler, c’était étrange mais très agréable.
Finalement, ce n’était que de l’eau. Juste de l’eau. ;)
P.S. : Tout devrait être vécu avec autant d’intensité. Expérience à poursuivre.
Merci pour ce témoignage très intéressant. Je refais l’expérience et te dirai moi aussi ce que j’ai vécu.
Curieux de connaître ton expérience aussi. Il faut dire que j’ai déjà fait des expériences de Pleine Conscience ce qui m’a très certainement aidé. ;)
Qu’est ce que tu entends par là ?
En fait je parle d’expérience mais je devrais plutôt parler d’exercices qui sont les tentatives ( plus ou moins réussi ) d’expériences, ils mènent vers elles.
Je vois la Pleine Conscience comme la capacité d’être présent simplement, et simplement présent à ce que l’on fait.
La caractéristique autistique serait prompt et ne le serait pas à la Pleine Conscience. Elle le serait du fait que l’esprit détaille et ne le serait pas du fait que l’esprit se perd dans les détails environnent, sans avoir le filtre nécessaire pour être dans ce que l’on fait, mais se plonge aussi dans ce qui est ( donc ce que l’on fait, ce que l’on entend, ce que l’autre fait etc. ).
Ainsi, les exercices de méditation associés à des exercices de Pleine Conscience peuvent, à mon sens, favoriser cette dernière et ainsi favoriser le contact avec nous-même, celui qu’il est parfois si difficile à obtenir.
À ce propos j’avais bien aimé la sophrologie. J’ai simplement fait l’exercice de Pleine Conscience de la respiration et de l’écoute de sensations. Ceci m’a été favorable pour apprendre que j’avais, finalement, la capacité pour m’entendre, mais que, pour une raison ou pour une autre, je n’écoutais pas.
Tu as de grandes capacités pour observer. Ce n’est pas le cas de tout le monde. Certains sont incapable d’observer quoi que ce soit pendant zazen, ou pendant leur sommeil, ni pensées, ni images, ni rèves.
Je refais l’expérience avec un verre d’eau.
Je bois une première gorgée, ma bouche se remplit, ma bouche est humide, son goût est agréable, j’avale.
Pour la deuxième gorgée je prends le temps nécéssaire pour me sentir assoiffé, déshydraté. Cette fois j’ai l’impression que l’eau est précieuse, je garde l’eau dans ma bouche pour ne pas en perdre une seule goutte et puis j’avale par petites gorgées.
Pour la troisième gorgée, je m’allonge un peu, je me prends la nuque avec ma main gauche, je relève la tête péniblement et j’avale cette dernière gorgée avec beaucoup de mal, j’ai failli m’étouffer, et j’ai bavé en même temps.
L’eau avait le même goût dans les trois expériences mais mon corps l’a perçue différemment (lèvres, bouche, gorge et oesophage).
Maintenant je pense comme toi que je ne pourrai jamais plus boire un verre d’eau sans me remémorer cette expérience, et me replacer dans l’observation instinctive de cet élément primordial.
Eh bien ça me rappelle beaucoup mon expérience ! :) Merci pour ce partage très enrichissant.